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Samedi 23/05/2026

Bovins viande – Les abatteurs maintiennent la pression.

Publié par Acti Ouest

Bovins de boucherie – Depuis des semaines, les professionnels de la viande attiraient l’attention sur la fuite en avant mortifère des prix à la production. Or ce train lancé à grande vitesse s’est heurté au mur de la consommation, avec un retournement brutal de la tendance. Le nerf de la guerre est la disponibilité en minerai pour la production de viande hachée. En quelque mois, les entreprises sont passées de stocks zéro, à du nettement positif. Les entreprises disposent aujourd’hui de stock sur pied dans les élevages, notamment dans le jeune bovin.

Cette dégradation des prix est également active chez nos voisins européens, avec une certaine convergence des prix autour de 6,30 - 6,50€ dans le jeune bovin R entre l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne. Les JB « prima qualité U « se valorisent entre 7,60 et 7,90€ en Italie.

Sur les pays tiers, la concurrence des pays sud-américains reste forte sur le Maghreb et le moyen orient avec des niveaux de prix très inférieurs malgré les coûts de transport maritime. Un broutard Angus de 260kg se valorise autour de 2,10€/kg vif au brésil.

Dans ce contexte de forte tension sur les prix à la production et d’une stabilité à la consommation, les ventes se replient.

L’activité de cette semaine montre un meilleur équilibre offre/demande dans les femelles de qualité bouchère, avec moins de commandes pour la fin du mois, mais les tarifs se maintiennent. L’offre saisonnière reste largement suffisante dans les Charolaises et les allaitantes de choix secondaire, avec des abatteurs qui maintiennent une très forte pression sur les prix.

Réformes laitières – Les industriels disposent d’une offre suffisante pour servir un marché qui se rétracte. Ils se reposent sur des stocks importants pour maintenir une forte pression sur les prix des vaches Prim’Holsteins, Normandes et Montbéliardes. Le commerce est également tendu dans les taureaux de réformes.

Jeunes bovins – La tension reste très forte, même si le marché fait apparaître des écarts de valorisation entre le commerce classique et la production qui est contractualisée sur les coûts de production. Les retards d’enlèvement sont nombreux. Les tarifs se dégradent, mais restent peu compétitifs par rapport à nos voisins européens.

Avis d’expert :

Bovins de races à viande : Les abatteurs vont maintenir la pression sur les Charolaises et des allaitantes de milieux de gamme.

Bovins de races laitières : Le recul de l’offre devrait amener le marché vers une stabilisation des prix

Jeunes bovins : Les abatteurs vont maintenir la pression.

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