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Mercredi 13/05/2026
Météo : quelles sont les prévisions pour l’été 2026 ? La chronique de Nicolas Le Friant, expert météo
L'été 2026 s'annonce particulièrement chaud en Europe et en France, porté par un fort événement El Niño. Les températures devraient dépasser les normales saisonnières, tandis que les précipitations resteront contrastées selon les régions.
Le service de changement climatique Copernicus (C3S) a publié le 10 mai 2026 ses dernières prévisions saisonnières, basées sur une combinaison de systèmes de prédiction de pointe. Cette synthèse se concentre sur les tendances météorologiques attendues pour la période de juin, juillet et août 2026, avec une attention particulière portée au continent européen et à la France.
El Niño : le moteur climatique de l'été 2026
L'élément moteur principal de ces prévisions saisonnières est la confirmation par l'ensemble des composantes du système multi-modèles du C3S du développement d'un fort événement El Niño. Plus de 50% des modèles climatiques envisagent désormais une amplitude supérieure à 2,5°C d’ici début novembre 2026.
À l'échelle mondiale, cette configuration se traduit par un signal étendu de températures supérieures aux moyennes, particulièrement marqué dans les régions tropicales, ainsi que par des conditions plus sèches que la normale sur l'Asie du Sud et du Sud-Est, l'Amérique centrale et le nord de l'Amérique du Sud.
Un été particulièrement chaud attendu en France et Europe centrale
Pour la période estivale de juin à août 2026, les modèles s'accordent sur un signal thermique très clair pour le continent européen. Les moyennes saisonnières ont une forte probabilité de dépasser le quintile supérieur de la climatologie sur la majeure partie des régions centrales de l'Europe.
La France, se situant au cœur de cette zone centrale européenne, est donc directement concernée par ce signal fort. Il est plus probable qu'improbable que le pays connaisse des températures se classant parmi les 20% des étés les plus chauds de l'historique climatologique.
En périphérie de cette zone centrale, notamment sur la péninsule ibérique et la Scandinavie, le signal indiquant un dépassement de ce seuil de températures élevées reste présent, mais s'avère moins prononcé que sur la France et l'Europe centrale.
Une absence de signal fort concernant les précipitations
Concernant les précipitations pour ce même trimestre estival, les signaux dégagés par les modèles sont plus nuancés. Les prévisions mettent en évidence un léger signal de précipitations inférieures à la moyenne, mais celui-ci se concentre spécifiquement des îles britanniques à l’Europe de l’Est.
Cela suggère l'absence de signal fort (ni exceptionnellement sec, ni exceptionnellement humide) capté par les modèles multi-systèmes pour le territoire français à ce stade, bien que la chaleur prévue puisse accentuer l'évaporation et le stress hydrique des sols.
En revanche, le bassin méditerranéen pourrait être affecté par une pluviométrie un peu plus importante que la normale. Le positionnement des hautes pressions, sur le nord de l’Europe, favoriserait ainsi le développement de l’instabilité (orages) sur ces régions.

