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Lundi 05/10/2026

Bovins viande – Les vaches maigres sont malmenées.

Publié par Acti Ouest

Bovins de boucherie – La fin septembre est toujours une période compliquée pour la consommation, avec des budgets qui ont été malmenés par les vacances, les frais de scolarité et la hausse des carburants. Les prix sur les étals des magasins n’ont rien laissé apparaître de l’érosion des prix à la production.

Au niveau commercial, la demande bascule sur des achats de début de mois, mais avec toujours les mêmes contraintes. Les distributeurs sont préoccupés par la montée en puissance de la grogne sociale attisée par des acteurs politiques en pleine campagne électorale. La demande saisonnière se tasse dans les pièces nobles à griller, mais elle ne se reporte pas encore sur celles à bouillir. Ces produits sont pourtant moins onéreux, à condition de passer une peu de temps en cuisine. Le commerce des viandes transformées est peu soumis à cette saisonnalité, mais l’impact du début ou de la fin du mois est en revanche très sensible dans les magasins. L’activité commerciale, dans les campagnes et sur les marchés, reste soumise à la loi de l’offre et de la demande. Les tarifs se maintiennent à des niveaux très convenables dans les femelles Parthenaises, Blondes d’Aquitaine, Limousines, Aubrac ou Charolaises de qualité bouchère. Les transactions sont plus calmes avec un recul de la demande dans les Charolaises R de conformation. Les vaches maigres sont malmenées

 

Réformes laitières – Les ensilages tirent sur la fin, avec des éleveurs qui effectuent des ajustements de troupeaux pour faire face à la réduction des stocks fourragés. L’offre en vaches maigres est trop importante et ne correspond pas aux besoins de production de viande hachée 15 ou 20 % de GM (choix des consommateurs). Les tarifs sont malmenés dans les vaches P1. En revanche, l’offre en bonnes vaches finies n’est pas excédentaire, ce qui limite la pression des abatteurs dans ces catégories. La gamme de prix est donc plus large en fonction du poids et de la finition des animaux. Les vaches Prim’Holsteins de plus de 280kg se valorisent entre 5,20 et 5,35€. La demande est modeste dans les taureaux.

 

Jeunes bovins – L’animation commerciale se détend, dans un contexte européen plus porteur, malgré la présence de viande du Mercosur (sans le Brésil). Le recul des mises en place a une période où les tarifs des broutards qui flambaient se ressentent. Les abatteurs doivent écouler les animaux sous contrat à haute valeur, et compensent par une stabilisation des prix dans le commerce conventionnel. Après une fin septembre compliquée, la demande halal reprend pour des achats de début de mois. La détente est légère dans un commerce toujours compliqué, mais avec des volumes qui vont s’éroder dans les semaines à venir. La valorisation des JB Charolais U reste comprise entre 6,30 et 6,40€. 

 

Avis d’expert :

Bovins de races à viande : Les bonnes femelles finies devraient se maintenir.     

Bovins de races laitières : Les abatteurs vont maintenir la pression sur les vaches P1 et P2, ce qui va entraîner également les bonnes vaches à la baisse.

Jeunes bovins : La détente devrait se poursuivre, mais très lentement.

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