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Vendredi 12/06/2026
Conjoncture viande bovine - Commerce très calme pour la viande rouge
La demande globale de viande bovine se tasse face au recul habituel de la consommation du mois de juin.
Conjoncture – Les Français ont déjà la tête dans la préparation des vacances, mais avant cela, ils doivent gérer une fin de mois de juin assez compliquée. Cette situation n’est pas exclusivement observée en France, car tous les pays de l’UE font face à la mutation saisonnière de la demande entre la fin de la restauration scolaire et le lancement de la période estivale. Malgré la sérieuse correction des prix à la production dans la marchandise de coupe pour les GMS et les laitières pour la viande hachée, les tarifs restent stables à des niveaux élevés sur les étals. Dans la boucherie traditionnelle, la situation est compliquée, car le prix des femelles de qualité bouchère n’a pas baissé.
L’offre dans les campagnes reste peu abondante, avec des sorties rythmées par la météo qui dirige les travaux de fenaisons et le début précoce des moissons. Néanmoins, le marché semble approcher d’un certain équilibre, après la série de jours fériés du mois de mai. Les industriels de la viande, mais également une majorité d’éleveurs, ont pris conscience que l’envolée conséquente des prix finit par desservir la profession en la privant de consommateurs. Une volonté de stabiliser les prix au niveau actuel semble se dessiner. Sur les premiers mois de l’année et alors que les prix étaient au plus haut, la consommation de viande des ménages a baissé de 9,6% pour le bœuf et de 2,6% pour la viande hachée. La concurrence des viandes étrangères vers la restauration est plus forte. Dans les restaurants ouvriers, la viande bovine fait souvent l’objet de surcote. À partir de la mi-juin, les livraisons vers la restauration scolaire vont s’amenuiser, notamment dans les viandes surgelées avec des congélateurs qui devront être vides pour les vacances. Ce n’est pas le cas pour les industriels qui débutent l’été avec des stocks de congelés importants.
Le lancement de la saison estivale est attendu, mais elle ne devrait pas se concrétiser avant la mi-juillet, avec une clientèle touristique étrangère plus nombreuse et des Français qui seront encore nombreux à privilégier notre beau pays et sa gastronomie. Le retour du soleil et de températures plus convenables, devraient redonner également un peu de tonus à la vente de viande marinée à griller, notamment dans les boucheries où les rayons à la découpe des GMS. Pour le moment, les abattoirs ajustent leur activité à la baisse pour correspondre à la demande. Cette période transitoire sera également celle d’une mutation des ventes entre les villes et les zones touristiques. Les boucheries parisiennes auront moins de besoins, alors que la Côte d’Azur, et les rivages atlantiques seront plus dynamiques avec une demande accrue d’animaux de proximité. Du côté de la restauration traditionnelle, cette nouvelle campagne estivale va devoir composer avec des tarifs plus élevés sur les menus plus élevés que l’an passé.