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Lundi 01/06/2026
UN RENOUVELLEMENT DE 6 TRACTEURS BIEN MAITRISE EN CUMA
Article publié dans la magazine ENTRAID (Supplément CUMA BFC - Avril 2026)
PAS DE SENTIMENT POUR LE RENOUVELLEMENT
La CUMA DE LA REGION DE COSNE a décidé, lors du renouvellement de ses 6 tracteurs, d’être le plus objectif possible et de les choisir selon des critères techniques bien définis. Comme de vrais pros.
Les sept adhérents de la CUMA de la Région de Cosne sur Loire ne font pas les choses à moitié lorsqu’il s’agit de renouveler leurs 6 tracteurs. Depuis 2006, l’activité traction est présente sur la CUMA et depuis, les adhérents ont appris de leurs expériences quant à l’achat de tracteurs. Cette année, ils ont acheté leur 22ème tracteur.
6 TRACTEURS AVEC CHACUN SON USAGE
La CUMA DE LA REGION DE COSNE a acheté 6 nouveaux tracteurs Class cette année, 3 tracteurs de 150CH dont un avec un bâti de chargeur et deux avec des voies identiques. Un tracteur de 180CH équipé d’un chargeur frontal, un de 200 CH et un de 220CH. Elle dote son parc de 7 tracteurs dont un de 13 000he qui est à disposition pour les dépannages. La flotte doit répondre à l’organisation des chantiers. L’un doit l’atteler sur le pulvé, les autres sur les matériels de fenaison et les semoirs. Pour le reste du temps, chaque adhérent en dispose selon ses besoins. Au total chaque année les 6 tracteurs travaillent 5 400he.
COMPARER LES OFFRES DE RENOUVELLEMENT DES TRACTEURS
Fini le copinage ou la bonne entente avec tel ou tel concessionnaire. L’objectif est de rester pro et d’acheter les tracteurs dont ils besoins. « Le but est de trouver le lot de 6 tracteurs qui convient à chacun, explique Sven Bogerman, vice-président de la CUMA. Pour cela, on prend forcement en compte le prix, la qualité du service après-vente et la réputation de la marque ». Mais avant cela tous les 3 ans, lorsqu’il est temps de renouveler la flotte, les adhérents se réunissent pour faire un bilan de l’activité : Combien d’heures au compteur ? Quels usages ? Quelles disponibilités, …
De là en découlent les engagements de chacun, mais aussi l’élaboration du cahier des charges. ‘C’est un moment important puisqu’à c’est ce que nous présentons à chaque concessionnaire, une fois établie on n’y déroge plus ! » Date de livraison, équipements nécessaires, services rendus, télémétrie, etc... Tout est défini ? Une fois la réunion terminée, le processus est lancé. Il faut compter 9 mois avant de voir arriver les nouveaux tracteurs dans la cour.
La suite se fait avec les concessionnaires. Les adhérents rassemblent les 6 tracteurs dans une même exploitations. Les 8 concessionnaires de la Région se déplacent le même jour afin de les évaluer et ainsi fixer le prix de reprise. « Nous travaillons avec chacun d’eux, que ce soit à titre privé ou pour les autres matériels de la CUMA. C’est aussi pour cela qu’ils jouent le jeu et se déplacent. » Une stratégie plutôt gagnante puisque parfois, ces valeurs diffèrent jusqu’à 10 000€. Ensuite les commerciaux reviennent un par un avec leur proposition. Huit rendez-vous distincts où tous essayent d’être présents ? C’est un peu là que tout se joue. « On demande au concessionnaire de nous proposer des tracteurs uniquement neufs, et qui répondent à notre cahier des charges. Même rigueur sur les prix, nous ne sommes par là pour marchander, les prix proposés doivent être les bons. » Avec ces 8 propositions, le groupe estime avec l’animatrice de la FRCUMA BFC, les différents couts de revient. « Parfois entre deux devis on a l’équivalent de la valeur d’un tracteur » raconte Sven Bogerman.
CALCULER, CALCULER, ET ENCORE CALCULER
Avant de choisir, les membre de la CUMA s’appuie sur l’animatrice de la FRCUMA BFC pour calculer les coûts de revient des différents tracteurs des différentes marques. Pour tenter de trouver le meilleur financement, ils jouent sur la durée d’amortissement, sur la durée des emprunts, les frais bancaires et les volumes. Un gros travail de plus de 30 heures.
UN VOTE SELON TROIS CRITERES
Vient ensuite le choix. Moment délicat pour lequel le groupe a, là aussi, une méthode à bien à lui. « On vote chacun notre tour. Il s’agit pour le premier tour d’attribuer des points aux offres commerciales ». Sont pris en compte, les prix, les servies liés au concessionnaire, puis la marque. C’est trois thèmes semblent importants pour les 7 adhérents afin de ne pas oublier les critères de fiabilité, de confort d’utilisation ou encore de réactivité lors des pannes. Lors du second tour, les tracteurs sont adoptés. Bien sûr, cette méthode de renouvellement est parfois éprouvée. Cela demande du temps, de l’implication de la part du groupe que chacun ne consacre pas. « Mais on part du principe que les absents ont toujours tort » ironise Sven. C’est finalement une question d’entente, mais pour le vice-président, cette manière de renouveler les tracteurs évite les mauvaises surprises. Que ce soit économiquement, avec un coût défini à l’avance et des heures engagées, mais aussi commercialement. En effet lors des négociations, tout est mis sur la table, et le groupe achète les tracteurs dont il a vraiment besoin.