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Vendredi 21/08/2026
Les attaques virales refont surface
La chaleur et la sécheresse n’ont pas stoppé les virus.
Conjoncture – Après un été caniculaire, qui laissera des traces sévères dans les fermes, tant au niveau de la santé morale des éleveurs, des conséquences économiques sur les exploitations et sanitaires sur les cheptels, un épisode de FCO 3 a refait surface début juin dans le sud-ouest du pays. Face à une maladie qui n’a « que très peu circulé » dans ces départements, les troupeaux n’ont pas développé d’immunité et une vaccination est indispensable. Chacun connaît les conséquences que cette maladie engendre.
Les autres épizooties potentielles (DNC, FCO 8, MHE) ne sont pas réapparues face à des campagnes de vaccination efficaces.
Le réchauffement des températures est une réelle menace pour la santé humaine (Covid…) et animale, avec la remontée de maladies normalement présentes dans les pays chauds. Plus ou moins dangereuses, ces pandémies sont prises très au sérieux par les autorités sanitaires qui réagissent vite et proposent des solutions quand elles sont à leurs portées. La vaccination est la seule issue contre ces virémies, mais elle nécessite des moyens et mobilise beaucoup de monde.
Cette épée de Damoclès plane sur le monde du vivant, en espérant que l’épidémio-surveillance et la technologie soient à la hauteur des défis de demain.
Pour le moment, la priorité est donnée à l’alimentation en eau et en fourrage face à des stocks qui fondent et qui vont contraindre les éleveurs à se séparer prématurément de vaches ou de broutards, qui normalement auraient été vendus à l’automne. Une nouvelle vague de décheptelisation va se produire sur le second semestre. Les conséquences des canicules sur la fécondité se retrouveront l’an prochain avec moins de veaux et de broutards. La qualité des ensilages de maïs aura également de fortes répercussions sur la production laitière, avec des pertes de volumes.
Cette nouvelle contraction des effectifs de la ferme France et européenne aura inévitablement des conséquences sur les filières viandes et vitellines, avec des déficits de production qui seront renforcés par le manque de stock de maïs fourrager. Cela pourrait se concrétiser par une nouvelle vague de hausse tarifaire, qu’il faudra maîtriser pour ne pas retomber dans les excès de 2025, qui ont fait fondre la consommation.
Dans un premier temps il va falloir retrouver un équilibre de marché, car ce dernier a été sévèrement bousculé ces derniers mois. Le recul de la valorisation des animaux à la production va devoir ruisseler jusqu’aux consommateurs, si on veut stopper l’hémorragie et relancer les ventes de viande hachée.
La rentrée qui se profile et des températures plus clémentes seront plus favorables au commerce de la viande, sans que cela ne se ressente pour la production, au regard des retards de sorties et des ventes prématurées de sécheresse.
Chez nos voisins européens où la sécheresse a fortement amoindri les potentiels de production, la situation tend également à s’adoucir sur le plan des températures, sauf pour la Grèce et le sud de l’Italie. Reste, à savoir si les nouvelles préconisations européennes vis-à-vis des importations brésiliennes seront efficaces pour réduire le flux amorcé sur notre premier partenaire à l’export : l’Italie.