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Vendredi 14/08/2026

Les éleveurs souffrent, mais c’est l’ensemble de la filière qui est touchée.

Publié par Acti Ouest

L’eau et le manque de nourriture restent la préoccupation principale des éleveurs.

Conjoncture : L’été 2026 sera certainement déclaré comme le plus chaud, par la répétition de période caniculaire depuis juin. Le manque de nourriture est la première préoccupation des éleveurs qui ont entamé depuis longtemps les stocks pour l’hiver. Trouver du fourrage est compliqué, même si certains départements bien pourvus (comme le Grand Est) libèrent des volumes pour les régions qui n’ont pas fait assez de stock.

A cette situation déjà difficile à supporter, les éleveurs ont subi une forte dévaluation du prix de vente de leurs animaux, que ce soit dans la viande ou le maigre (gros bovins maigres, broutards et taurillons). Les prix rémunérateurs du début d’année auraient permis de passer avec plus d’aisance cet épisode climatique. Mais les circonstances ne l’ont pas permis, avec une chute des ventes de viande rouge notamment dans le steak haché, la perte des marchés export du pourtour méditerranéen avec la concurrence du Brésil, et l’engorgement que cela a généré sur le marché du jeune bovin. Ces derniers étaient première ligne il y a un an, avec des tarifs en forte hausse, pour compenser le déficit de vache. Ils le sont encore maintenant avec un marché qui s’est renversé et des tarifs en chute libre. L’inertie de production est trop longue pour anticiper les aléas géopolitiques.

Les courants d’affaires ne sont pas très dynamiques cette semaine du 15 août, maqué par une nouvelle vague de chaleur. De nombreux professionnels de la viande prennent leurs congés sur les 15 premiers jours d’août. Cela permet de libérer les chauffeurs à une période creuse d’activité. Les mouvements à l’export sont réduits.

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