Oignons doux des Cévennes : une récolte sauvée mais…

La coopérative Origine Cévennes enregistre une progression de ses volumes en oignons doux AOP. L’an prochain, elle devra subir les conséquences des dégâts causés par les inondations.

L’AOP Oignon doux de la coopérative Origine Cévennes obtenu en 2008 couvre trente-deux communes dans le Gard. Il est le moteur de cette dynamique. La récolte, qui avait débuté mi-août pour les oignons non AOP et début septembre pour l’AOP Oignon doux, s’est achevée fin septembre. Le volume récolté est de 2 300 t. La saison commerciale est bien engagée. La hausse régulière des volumes d’une année sur l’autre (2 100 t vendues en 2019), le maintien des prix de vente sur les marchés de grossistes, semi-grossistes au niveau national sont des signes encourageants.

La récolte 2020 sauvée mais des terrasses détruites

Les événements climatiques, les inondations survenues le samedi 19 septembre, ont pourtant porté un coup dur au territoire de l’oignon doux des Cévennes. Il est tombé près de 710 mm en 6 heures dans certaines localités comme à Valleraugue. « Nous avons sauvé notre récolte qui a été stockée et mise à l’abri, mais les parcelles en terrasse ont beaucoup souffert. Les systèmes d’irrigation sont à reconstruire », annonce Thomas Vidal, directeur de la coopérative Origine Cévennes.

Choc et inquiétudes pour les prochaines récoltes

Certains producteurs ont également perdu plus du tiers de leurs surfaces de production. « Nous avons subi un choc et des pertes foncières importantes. Sur les 52 ha cultivés en oignons doux des Cévennes, soit 2 000 parcelles, 10 ha sont touchés par les inondations. » La reconstruction des routes, des chemins et des murs en pierres sèches sera longue. « L’inquiétude est pour l’an prochain à cause des pertes foncières. On perdra de la production », souligne le directeur.

Diversification

À l’export, l’oignon doux AOP se vend principalement en Italie, en Suisse et en Allemagne. « Nous réalisons 10 % de notre chiffre d’affaires à l’export. Un marché qui se maintient », déclare Thomas Vidal. La coopérative compte une centaine de producteurs et s’est diversifiée dans la récolte et la transformation de châtaignes et de pommes. Elle prévoit 15 t de châtaignes pour cette campagne qui s’achève fin octobre. La campagne en pommes (plusieurs variétés cultivées) se maintient avec un volume prévisionnel de 150 t.