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Mardi 01/09/2026

Porcs : la canicule a fortement affecté la production française en juillet

Publié par Pleinchamp

Publiés le 28 août, les chiffres de la production porcine française pour le mois de juillet 2026 reflètent clairement les effets de la canicule. Les abattages ont reculé de 3% en nombre de têtes et de 4,1% en poids. Le prix du porc amorce une hausse de 3,6% sur un mois, porté par la restriction de l'offre.

En juillet, les abattages de porcs ont reculé de 3% sur un an et de 5,4% par rapport à la moyenne des cinq dernières années, selon les données d'Agreste (ministère de l’Agriculture). Les fortes chaleurs estivales ont directement pesé sur les disponibilités en animaux et ont ralenti leur croissance. Le phénomène s'observe particulièrement chez les porcelets et chez les coches et verrats, dont les abattages chutent respectivement de 18,6% et 17% sur un an. Les porcs charcutiers, qui représentent l'essentiel des abattages avec 1,7 millions de têtes, enregistrent un recul plus modéré de 2,6% sur un an, mais toujours significatif.

Le poids moyen des carcasses a diminué de 1,7 kg en juillet sur un mois, après une baisse de 1,6 kg en juin. Sous l'effet conjugué du recul des abattages et de l'allégement des carcasses, la production porcine nationale se replie de 4,1% en poids sur un an.

Les prix amorçent une hausse, mais restent fragiles

En juillet, le cours moyen du porc entrée abattoirs a augmenté de 3,6% sur un mois dans un contexte de restriction de l'offre liée à la canicule. Cependant, le cours demeure nettement inférieur au niveau moyen 2021-2025, avec un écart de 16,9%.

Dans le même temps, les cours européens (hors cours espagnol) sont en repli, avec une tendance à l'accumulation des stocks.

Les intrants restent stables, mais sous surveillance

En juin, le prix des intrants en élevage porcin s’est relié légèrement sur un mois et sur un an, avec une baisse de 1,1%. Il se situe 4% en deçà du niveau moyen 2021-2025, selon l'indice Ipampa.

La consommation française dynamique, mais le déficit commercial s'aggrave

De son côté, la consommation de viande porcine a été particulièrement dynamique. En juin, la consommation française de viande de porc a dépassé de 5,6% son niveau de l'an dernier, révélant une demande intérieure soutenue.

Les exportations de viande de porc ont reculé de 5,5%, notamment vers la Chine et l'Espagne, tandis que les importations ont progressé de 7,5%, en provenance d'Espagne en particulier. Conséquence : le déficit du commerce extérieur se creuse significativement, passant de 6,3 à 12,6 milliers de tonnes équivalent carcasse (tec).

La consommation apparente, c’est-à-dire le bilan entre les abattages, les importations et les exportations, a atteint 1,9 millions de tec en juin, en hausse de 5,6% sur un an.