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Agri-éthique : garantir le revenu des agriculteurs, Descréaux SAS adhère à la démarche en toute transparence

L'ALLIER AGRICOLE

Agri-éthique : garantir le revenu des agriculteurs, Descréaux SAS adhère  à la démarche en toute transparence
Christophe Descréaux, responsable opérationnel et Myriam Cabamus, responsable qualité. - AA

1er label de commerce équitable en France, le réseau agri-éthique noue désormais plusieurs centaines de partenariats du champ à la baguette. Dans l’Allier, Descreaux SAS, installés à Dompierre-sur-Besbre et Coulanges, ont fait le pas.

C’est sur le modèle du commerce équitable qu’a été lancé l’initiative. De l’agriculteur au consommateur, en passant par le meunier et le boulanger, le blé Agri éthique fait donc son apparition à toutes les étapes de sa transformation.

Trois engagements : économique, social et environnemental

Un nouveau concept qui engage les agriculteurs fournisseurs à raisonner leurs apports azotés et leurs pratiques culturales. Leurs intérêts étant de maitriser leurs revenus et pouvoir vivre tout simplement de leur travail et de leur métier.

Pour le consommateur, c’est l’assurance d’avoir un blé de qualité produit à proximité de chez eux. 

Une démarche qui s’est construite en Vendée et qui s’est étendue à l’ensemble du territoire, fédérant ainsi plusieurs centaines d’acteurs à travers toute la France. L’entreprise Descréaux Sas, dont le siège est situé à l’Est du département de l’Allier, à Dompierre-sur-Besbre, a été séduite et a rejoint le mouvement. Christophe Descréaux est le responsable opérationnel : 

« Nous avons eu connaissance de ce label par un industriel avec qui nous travaillons, la Minoterie Forest, installée sur la commune de Bray en Saône-et-Loire. Après concertation, nous avons rapidement fait le constat du lien qui pouvait nous unir, étant parfaitement dans le même état d’esprit sur l’approche des filières, d’une part pour satisfaire l’attente des consommateurs, et d’autre part pour répondre à la demande de nos clients agriculteurs (fournisseurs de céréales) quant à un prix plus rémunérateur de leur travail». 

Garantir le revenu des agriculteurs 

Une démarche dans laquelle l’ensemble des acteurs s’y retrouve financièrement tout en respectant la demande du consommateur. Myriam Cabamus est la responsable qualité chez Descréaux : « L’idée c’est que les acteurs principaux de la démarche, que ce soit l’agriculteur, l’organisme stockeur, le meunier et le boulanger puissent se dégager un revenu correct tout en répondant aux attentes de la société en terme de qualité et de respect de l’environnement ». 

Préserver l’emploi local 

Un véritable pacte entre les différents acteurs de la filière dans lequel ils s’engagent à produire une quantité donnée de blé dont le prix restera fixe pendant trois années. Facteur important pour ne pas dépendre de la volatilité des matières premières et donc de contourner le marché tout en préservant les emplois locaux : «Habituellement, pour vendre nos céréales, nous sommes arbitrés sur le marché à terme (Matif). On est calé sur des prix en lien avec le marché mondial et la très grande partie des céréales est vendue grâce à ces cotations. Nous les achetons également en fonction de ce marché et c’est parfois frustrant, bien qu’incontournable d’être dépendant du système. Des cotations dont nous avons bien évidemment besoin. Néanmoins, grâce à cette nouvelle filière, on sort complètement de ce circuit traditionnel », Christophe Descréaux. Une adhésion à un nouveau label qui ne se fait pas du jour au lendemain et qui demande de la préparation et des études de marché : « Il a fallu définir le coût de production de nos clients agriculteurs. Nous nous sommes basés sur deux bilans réels (celui d’un éleveur céréalier et d’un céréalier) et sur les données moyennes (locales) d’un cabinet comptable reconnu. Grâce à ces informations, nous avons défini les charges (intrants, taxes, assurances, amortissements de matériels, salaires, etc….), déduit la prime/ ha, et ensuite estimé un rendement potentiel moyen pour déterminer un coût de production. 

Avec ces chiffres nous sommes allés à la rencontre de notre industriel meunier pour lui présenter notre étude. Ce fut le début de notre collaboration qui unit donc, un agriculteur, un organisme stockeur (Descréaux Sas), un industriel meunier et des boulangers … », Christophe Descréaux. 

Agir pour l’environnement 

Une fois la filière organisée, nous avons informé nos producteurs de blé et avons établi un cahier des charges : « Agri-éthique c’est aussi et surtout une démarche de progrès. L’agriculteur s’engage sur un volume et un prix fixé pour trois ans. On a donc créé un cahier des charges évolutif sur cette période avec pour objectif la norme NFV30 (ex charte Irtac Arvalis) correspondant aux bonnes pratiques de culture et de stockage des céréales auxquelles chacun s’engage à répondre d’ici 2021. L’objectif étant que les pratiques progressent. Aucune contrainte supplémentaire ne leur est ajoutée, nous leur proposons des pistes d’amélioration et d’optimisation de leurs pratiques. Le but étant d’assurer au consommateur un blé sain et produit dans des conditions optimales et maitrisées. À noter que bon nombre de nos producteurs sont déjà très investis dans ce type de démarche depuis plusieurs années. Le respect de l’environnement et la qualité sanitaire des productions sont des axes majeurs dans cette démarche » comme l’indique Myriam Cabamus. 

Une démarche contrôlée 

Un cahier des charges privé basé sur la norme NFV30 permettra par exemple de savoir, parcelle par parcelle, les indices de fréquences de traitement, les émissions de gaz à effet de serre, … et ainsi favoriser l’utilisation de produits moins impactants. Toutes les opérations sont ainsi inventoriées, quantifiées via un logiciel informatique ; Olympe Parcelle ou Olympe Mobile, un véritable outil indispensable au service de ce nouveau label « Agri-éthique ». 

Myriam Cabamus : « Chaque année, un contrôle tierce partie est mis en place par un organisme indépendant. Cette procédure d’évaluation concerne tous les partenaires et assure aux consommateurs le bien-fondé de nos engagements et la cohérence de la démarche ». 

Une démarche qui participe à communiquer sur la réalité des pratiques agricoles locales et permet de combattre les idées reçues avec des chiffres et des données précises.

S’engager ensemble 

Chaque partenaire de la filière est acteur : « L’agriculteur, l’organisme stockeur et le meunier s’imposent certaines conditions pour qu’au final le boulanger ait une véritable histoire à raconter à ses clients. Nous serons à ses côtés au lancement des boulangeries Agriéthique avec à chaque fois un agriculteur pour expliquer la démarche, l’implication et le travail de chacun des acteurs. », Christophe Descréaux. 

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