anonymous

Coronavirus : Edouard Philippe annonce la fermeture des marchés avec possibilité de dérogations locales

Pleinchamp avec l'AFP

Coronavirus : Edouard Philippe annonce la fermeture des marchés avec possibilité de dérogations locales

Edouard Philippe a annoncé lundi 23 mars de nouvelles restrictions pour lutter contre l'épidémie de coronavirus, principalement la fermeture des marchés alimentaires à ciel ouvert, avec dérogations locales possibles. Une "catastrophe économique" pour toute une filière, selon la fédération du secteur.

Edouard Philippe a annoncé lundi 23 mars lors d’une interview sur TF1, la fermeture des marchés ouverts, avec possibilité de dérogations locales. "Il sera permis aux préfets sur avis des maires de déroger cette interdiction" lorsque le marché, dans certains villages, est "le seul (moyen) parfois" d'avoir "accès à des produits frais". Ces nouvelles restrictions répondent à la demande de nombreux médecins qui réclamaient ces derniers jours des mesures plus strictes face à l’épidémie de Covid-19. Et d’ajouter "nous voulons faire en sorte de freiner la circulation du virus et c'est ce qui explique toutes les décisions que nous avons prises. Mais il faut rester humble dans cette difficulté et savoir que les effets des décisions que nous avons prises et notamment les effets du confinement ne pourront se réaliser qu'avec le temps", a-t-il encore dit.

Mais cette annonce, c'est un "coup de massue" pour les professionnels a déclaré Monique Rubin, présidente de la Fédération nationale des marchés de France, au micro de France Inter. "Même si nous nous attendions à ce qu'il y ait des dispositions de prises, un resserrement des règles par rapport au maintien de nos marchés, nous avions quand même grand espoir que les marchés puissent continuer" a ajouté Mme Rubin. Et ce ne sont pas les dérogations locales possibles qui suffisent pour apaiser les inquiétudes. Pour Mme Rubin c’est "une catastrophe économique pour l'ensemble des commerçants des artisans des producteurs et des agriculteurs". "Voilà tout un pan qui s'effondre et je peux vous assurer que je ne sais pas quelles seront les aides de ces métiers mais il va falloir qu'on les voit arriver à grand pas" a-t-elle ajouté. 

Lundi encore, dans un communiqué adressé à ses adhérents, la Fédération avait souligné à quel point "ouvrir et maintenir les marchés alimentaires" était "une priorité absolue" dans "cette impérative mission citoyenne de lutte contre le Covid-19". "Nos ministres et nos médecins estiment que le maintien des marchés en extérieur est essentiel car il y a moins de risque de contamination que dans les autres formes de commerce", soulignait alors la Fédération. 

Sur le même sujet

Commentaires 7

Suimon

Le problème est que nous entrons dans une scission du monde agricole au lieu de se serrer les coudes et taper du point sur la table
Nos décideurs divisent pour lieux mieux régner et pour finalement tirer vers le bas.
Regardez les conséquences économiques du confinement cela prouve que les revendications sur un rond point avec canettes de bière ça ne fonctionne pas
Par contre, le boycott, le refus de vendre nous ferez respecter car à la fin faut savoir ci la cause est désespérée dont la fermeté
Mais aujourd'hui chacun tire à soi
Par exemple, le bio fait son marketing en tirant sur le conventionnel jouant sur les clichés inculqués aux consommateurs
Un jour nous saurons qui il y a quel est le but des détracteurs de l'agriculture
Je doute fort que se soit un lobby contre un autre

viande

En voyant les commentaires il faut peut être arrêtez de tirer sur la grande distribution qui tire les prix vers le bas (pour le consommateur) et dire que c'est la seule solution en cas de confinement, et d'autres part si le prix du producteur sur le marché est identique à la GMS, ça veut dire que la marge est plus proche de la production, alors il est ou le problème ?

PDG

(Paysan Du Gers)
Ce gouvernement se fiche bien des petits petits producteurs et de leurs débouchés: contrairement aux GMS, ils ne sont pas côtés en bourse!
Tout est fait pour la financiarisation de l'économie et le passage obligé par des grosses structures: voyez maintenant, par exemple, la taille de nos coopératives.
Ancien membre de la commission des avals de l'ONIC, j'ai pu observer il y a déjà plus de 10 ans la forte pression pour le regroupement de celles-ci

Janine

Dans l'esprit d'un confinement indispensable, acheter ses denrées dans differents endroits à divers personnes
C'est un brassage de population bien inutile dans un tel contexte.avec les gms vous achetez tous ceux dont vous avez besoin dans un seul endroit et dans un minimum de temps
De plus dans les supermarchés les mesures de protection sont très bien respectées
Combien d'etals sur un marché ne respectent même plus l'affichage réglementaire parfois c'est sidérant dans le laissez aller

Yves

En quoi les producteurs qui livrent dans des coopératives ou des sica pour vendre aux gms feraient ils de la moindre bonne qualité
Ce dénigrement est un procès d'intention.
Alors qu'il y a moins 'intermédiaire la vente directe pratique des prix equivalents voire supérieurs pour une qualité fantasmée dès lors que les techniques culturales sont tout à fait comparables .
Vision idyllique de la ferme d'antan dont les enfants ont fui le métier ...

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires