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Feu vert du Parlement à une meilleure information sur les produits alimentaires

Pleinchamp avec l'AFP

Feu vert du Parlement à une meilleure information sur les produits alimentaires

Miels, fromages fermiers, bières ou viandes : le Parlement a définitivement adopté le 27 mai, par un dernier vote de l'Assemblée à l'unanimité, une proposition de loi LREM-MoDem afin de renforcer la transparence de l'information du consommateur sur les produits agricoles et alimentaires.

Le texte reprend des mesures votées en octobre 2018 dans la loi Alimentation (Egalim) et censurées par le Conseil constitutionnel comme "cavaliers" législatifs. Il fait la synthèse de plusieurs propositions de loi visant à les reprendre au moins en partie.

"Il n'y aura pas de retour en arrière" et "nous pourrons être plus éclairés et acheter en toute connaissance de cause", a vanté le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume, saluant au passage le fait que "la chaîne alimentaire a tenu" durant la crise du coronavirus.

"Consensuelle", selon la rapporteure Barbara Bessot Ballot (LREM), la proposition de loi avait été validée en mars par le Sénat en première lecture dans une version quasi identique à celle de l'Assemblée.

En restauration, le texte rend obligatoire l'affichage de l'origine et de l'appellation des vins, qu'ils soient vendus en bouteille, en pichet ou au verre. Obligatoire également en restauration, l'affichage de l'origine des viandes porcines, ovines et des volailles, comme c'est déjà le cas pour la viande bovine.

Pour les mélanges de miels en provenance de plusieurs pays, l'étiquette du pot devra indiquer la liste de tous les pays d'origine, par ordre décroissant d'importance. L'obligation s'appliquera à la gelée royale et aux produits à base de cacao. Nom et adresse du producteur de bière devront être indiqués en évidence sur l'étiquetage de manière à ne pas induire en erreur le consommateur.

Tous les groupes politiques ont soutenu la proposition de loi, porteuse de "progrès bienvenus", même si elle a été souvent qualifiée de "premier pas". C'est une "loi râteau", qui "à l'inverse du balai, laisse quelques sujets" de côté, comme la "juste rémunération du producteur" ou "l'avenir des aides de la PAC", selon Julien Dive (LR). François Ruffin (LFI) a lui critiqué un "en même temps" qui "se poursuit" de la part de la majorité, entre volonté de "souveraineté alimentaire" et "accords de libre échange". Ces accords ont aussi été épinglés par Louis Aliot (RN).

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