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La loi foncière ne verra "probablement" pas le jour

Pleinchamp avec l'AFP

La loi foncière ne verra "probablement" pas le jour

La loi foncière, espérée par de nombreux acteurs du monde agricole pour réguler l'accès aux terres, ne verra "probablement" pas le jour d'ici à la fin du quinquennat, faute de temps, a déclaré le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume.

"Il est probable qu'il n'y aura pas de loi foncière, compte tenu du décalage qu'il y a eu avec l'arrêt du Parlement", a déclaré le ministre le 11 juin lors d'une audition en visioconférence par la Commission du développement durable et de l'Aménagement du territoire de l'Assemblée nationale. "Nous avions envisagé de faire ce texte foncier au printemps 2021, mais je crois qu'il faut se parler franchement : on aura du mal", a poursuivi le ministre.

"Tout ce qui pourra être pris par décret, par arrêté, de façon règlementaire, nous le prendrons", a néanmoins ajouté le ministre, évoquant des sujets cruciaux pour l'avenir de l'agriculture tels que le statut du fermage, l'installation des jeunes, ou "les sociétés capitalistiques qui achètent des terrains" : "il est hors de question de reculer sur le sujet", a-t-il affirmé.

Cette loi avait été appelée de ses voeux par le président Macron lors de sa visite au salon de l'Agriculture 2019. La fédération nationale des Safer (FNSafer) a encore mis en garde récemment contre la concentration croissante des surfaces agricoles dans les mains de grandes sociétés. Cette tendance a notamment pour conséquence de faire reculer l'élevage au profit des grandes cultures.

Autre phénomène préoccupant contre lequel devait lutter cette loi, le vieillissement de la population agricole. Alors que cette dernière ne représente déjà plus que 3% des actifs, les transmissions d'exploitations à des jeunes sont de plus en plus compliquées : un enjeu crucial, alors qu'un agriculteur sur deux va partir à la retraite dans les dix ans.

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Commentaires 6

viking 537

notre ferme sera reprise,pourquoi?,c est parce qu e c est la famille mais aussi qu elle est petite , nous traisons pourtant des brebis pour l industriel de Laval pour une rémunération correcte sereinement malgré nos 60 ans passés.j ai toujours cru a la petite ferme mais on nous ignore(les fermes seront de + en+ grandes dit le president de notre C A). avec 900000 chomeurs qui s annoncent il est vital de dynamiser ce beau métier ainsi que l industrie sinon ce sera le chaos les décideurs actuels et leurs conseillers sont incompétents. ou est l humain dans cette société et l aménagement du territoire!!!quan a la PAC quel scandale des GAEC a 75000€ / associé et 10 millions pour le 1er ministre tchèque

Paysanne en colère

L'accès au foncier agricole est le passge obligé pour toute installation . Le métier d'agriculteur a besoin de ce socle pour s'exercer d une façon sereine tout au long de sa carrière. La meilleure solution pour assurer son indépendance et son autonomie est qu'il ait l'assurance de le garder à long terme soit en ayant la possibilité de l'acquérir ou soit en obtenant un bail au long cours (encore faut il des investisseurs prêts à s'y engager pour permettre à l'agriculteur de faire carrière ) A l'heure actuelle ce foncier est en majorité détenu par les agriculteurs qui vont arriver à la retraite sans la garantie d'une retraite suffisante pour vivre décemment et face à de nouveaux installés incapables de compenser le manque de retraite des cédants car eux mêmes incertains d'avoir un revenu décent pour leur travail.
Quelque soit la loi foncière les dés sont pipés d'avance
Sans rentabilité du travail agricole et des capitaux nécessaires pour l'exercer les futures installations sont impossibles. Le nombre d'agriculteurs va en toute logique devenir une quantité plus que négligeable dans 10 ans. Une France avec des paysans tels qu'ils existent aujourd'hui est révolue. Par quoi et par qui seront ils remplacés rendez vous dans une décennie pour avoir un début de réponse. La fin de l'autonomie alimentaire française est bien programmée......

glycine

Le rôle des SAFER ? Elles sont les premières à détruire les petites exploitations pour favoriser les grosses exploitations. Dans le domaine du foncier agricole il n'y a plus de liberté, plus de droit de propriété. Les SAFER feraient bien d'imposer leur dictature pour arrêter la concentration des terres par les grandes sociétés.

duracuire

et oui , meme dans les hautes sphères politiciennes on est débordé….quand on veut on peut !

Bruno 02

De toutes façons, un métier qui ne paie pas les actifs actuels ne risque certainement pas de payer les suivants. Pas de revenu, pas de repreneur. Il suffit de voir combien de terres agricoles deviennent déjà friches pour le comprendre. L'extension régulière des forets en France ne se fait pas sur les zones urbaines !!!

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