Le bio poursuit sa croissance en 2017

Anne Sophie LESAGE

Le bio poursuit sa croissance en 2017

Pour l’ouverture du Printemps bio, Florent Guhl, directeur de l’Agence bio est revenu sur les chiffres de développement du bio à l’occasion d’une conférence de presse.

En 2017, le marché des produits bio a progressé de plus de 17% pour atteindre plus de 8,3 milliards d’euros. Signe de cette augmentation de la consommation, les emplois directs ont progressé de 13,7% par rapport à 2016, soit près de 88 500 emplois. D’après le baromètre 2018 de l’Agence bio « 85% de nos concitoyens estiment important de développer l’agriculture biologique : d’abord parce qu’elle contribue à préserver l’environnement (91%), ensuite parce que les produits qui en sont issus sont plus naturels sans produits chimiques de synthèse (88%) et que leurs qualités nutritionnelles sont mieux préservées. »

L’année 2017 a d’ailleurs été marquée par une progression de la production et de la transformation biologiques, jugée par l’Agence bio « très significative ». Fin 2017, l’Agence bio dénombre 36 691 agriculteurs engagés en agriculture biologique, soit 8,3 % des fermes françaises (+14,7 % en un an). « Ce qui représente potentiellement une ferme bio par commune française » illustre Gérard Michaut, président de l’Agence bio.

Quatre régions concentrent 60% de la production bio

Concrètement, la culture bio représente 1,78 millions d’hectares cultivés en bio (certifiés ou en conversion) soit 6,6% des surfaces cultivées en France. Près de 60% des fermes et surfaces conduites en bio se situent dans 4 régions. Dans l’ordre sur le podium de l’Agence bio se trouvent l’Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle aquitaine et enfin Pays-de-la-Loire. Grâce au dynamisme de l’hexagone, 69% des produits bio consommés en France sont produits en France. 

Et pour augmenter ces chiffres de production française, le programme Ambition bio 2022, vise l’objectif de 15% de surfaces agricoles utiles cultivées en bio. « Une perspective envisageable grâce au doublement du Fond Avenir Bio de 4 à 8 millions d’euros par an d’ici 2022, visant à accompagner la structuration des filières » précise l’Agence bio. Sans oublier, l'objectif de 20% de produits bio dans la restauration collective publique contenu dans le projet de loi issu des Etats généraux de l'alimentation, qui devrait favoriser le développement de la filière. 

Ce 1er juin, c'est l'ouverture du Printemps bio. Pendant une quinzaine de jours, des centaines d’animations seront organisées dans toute la France : portes ouvertes, animations en points de vente, repas bio en restauration, rencontres professionnelles, foires et marchés, animations dans les classes... pour consulter le programme : http://www.labiodes4saisons.eu

Sur le même sujet

Commentaires 4

lachèvrevache

producteur bio depuis 30 ans, lait transformé en fromages, vendus exclusivement en direct sur les marchés, démarré à partir de rien, ni terres, ni bâtiments, ni cheptel, ni argent! EBE 60%, bénéfice net 20 000 euros/an en 2017, emprunts remboursés, tout ça sans aides pac, dont je ne voulais pas! GRRR! meme plus certifié depuis 14 ans, les clients ont confiance, tout simplement. Seul point négatif, si on veut, le temps de travail: 60 à 70 h/ semaine (traite à la main, c'est tellement cool!), 100h en mai-juin. c'est un style de vie. J'arrete bientot. pas de repreneur. Vous découragez pas, aimez ce que vous faites, c'est l'avenir!

misere

producteur bio depuis 10 ans en viande a part d avoir fait du bien a la biodivercite .je vis sous le seuil de pauvrete une honte.

Moki

17% de croissance tous les ans depuis plus de 12 ans , et pourtant dans la conso des ménages ça représente même pas 3% du budget alimentaire , devaient partir de tres bas

OSIER845

Et dire que demain la bio sera le conventionnel d'aujourd'hui. ...

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier