Manger local et libre-échange « ne sont pas incompatibles » (Le Maire)

Anne Sophie LESAGE

En visite au salon de l'Agriculture ce jeudi, Bruno Le Maire a tenu un discours rassurant concernant les accords de libre-échange et notamment le Mercosur. Pour le ministre de l’Economie et des finances, la clé est dans « l’étiquetage des produits français » pour laisser « le consommateur faire son choix. »

Face aux inquiétudes des producteurs, le ministre de l’Economie et des Finances a tenu un discours rassurant concernant les négociations en cours avec le Mercosur. « L’exigence absolue doit être le respect des règles de production quand on conclut un accord commercial. » Avant d’ajouter « on impose à nos producteurs, des règles qui protègent le consommateur. Ces règles doivent être les mêmes pour les pays d’Amérique du sud si nous concluons le Mercosur. » Pour l’ancien ministre de l’agriculture, il faudra « avoir tous les contrôles nécessaires pour nous assurer que les bêtes qui sont importées en France, dans les mêmes conditions, avec les mêmes exigences de santé, d’environnement et de bien-être animal. »

"Amour"

Venu ce jeudi pour « rassurer » et « témoigner de l’amour aux paysans français », Bruno Le Maire veut que les produits français se démarquent par leur « qualité », citant le « bœuf français meilleur que les autres », « un vin d’exception » sans oublier « les fruits et légumes, le lait français, se sont des produits d’exception. » Et d’ajouter « l’agriculture française elle doit avoir du caractère » et ces « bons produits il faut les exporter » car ça « augmente les revenus des agriculteurs. » Pour le ministre de l’Economie et des finances, « quand on est bon on est conquérant ! » « On exporte nos produits parce qu’ils le méritent ! »

Protectionnisme 

Faisant référence à Marine Le Pen et Florian Philippot venus quelques jours avant lui au salon « ceux qui vous vendent la fermeture des frontières et le protectionnisme, vendent des mensonges et des illusions aux agriculteurs français. » Se voulant alarmiste « Le jour où vous fermerez les frontières et que vous empêcherez les producteurs d’exporter (…) ça entrainera l’agriculture française à sa ruine et à sa perte ! »

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Commentaires 30

DIGUE3942

les paysans sont quantités négligeables et on peut les réduire à l'esclavage par les soit dirigeants du pays des droits de l'homme......HONTE.

9811

nan mais ou va ton?

a

@duracuir, n'en mais il faut encore faire croire au Français qu'ils auront un contrôle sur ce qu'ils mangeront....
La vente directe ce sera jamais plus de 5%, les gens ont plus le temps de cuisiner (les retraités croient qu'ils sont représentatifs de la population) et même quand ils le font cela reste les repas du soir et un week-end ou ils sont pas partis en RTT, le reste c'est des plats à emporté, de la restauration collective et un encas.
Mais, personne n'assumera la modernité (qui est qu'on spécialise toujours plus les taches, avant on faisait tout, maintenant on délègue, les enfants chez la nounou, les anciens en maison de retraite, la cuisine chez McDo), on ce contentera de culpabiliser les paysans, pour éviter à la société d'assumer.

duracuire

je suis producteur de pruneaux et cette production est en crise mais une crise silencieuse (il ne faut pas en parler car l'europe verse une aide a l'ha sur les fruits secs) aujourd'hui cette production est directement impacté par les importations massive en europe et pays de l'est de pruneaux en provenance du chilie et cela a bas cout , voila une réalité qui prouve que l'europe ne protége rien de rien les producteurs ne sont pas payés de la récolte 2017 car nos acheteurs ont de gros stocks difficilement vendables ...alors Lemaire ecoute le chanson de Brassens "quand on est ***, on est ***"

DIGUE3942

à Pàgra t : merci et bravo pour ton commentaire.

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