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PAC : "dialogue de sourds" avec la Commission européenne

Pleinchamp avec l'AFP

PAC : "dialogue de sourds" avec la Commission européenne

Les parlementaires français ont dénoncé un "dialogue de sourds" avec la Commission européenne au sujet de l'agriculture, en appelant à "sanctuariser" les moyens alloués à la politique agricole commune post-2021, dans un communiqué diffusé le 29 octobre par trois commissions parlementaires.

"Malgré les oppositions continuellement exprimées, la Commission européenne n'a pas modifié d'un iota son projet depuis juin 2018", affirme le député La République en Marche (LREM) Jean-Baptiste Moreau, cité dans le communiqué signé par la Commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, celle des Affaires économiques du Sénat et celle des Affaires européennes du Sénat. Les parlementaires appellent la Commission européenne à "modifier sa programmation budgétaire pour la période 2021-2027, pour sanctuariser les moyens alloués à la politique agricole commune".

Alors que les représentants des parlements nationaux "ont exprimé de nombreuses critiques sur les projets de réforme de la PAC et de budget de l'Union européenne de la Commission", lors de la réunion organisée entre les institutions européennes et les parlements nationaux des États membres le 25 octobre à Helsinki, il n'y a pas eu de "réels échanges", soulignent les auteurs du communiqué. Le président de la Commission des Affaires européennes du Sénat, Jean Bizet (LR), qui faisait partie des intervenants, estime que "la réforme proposée conduira mécaniquement à une renationalisation de la PAC". "Nous devons refuser que la politique agricole devienne de moins en moins commune, ce qui favorisera des distorsions de concurrence très préjudiciables aux agriculteurs français" affirme M. Bizet dans le communiqué.

"Comment parler de convergence des aides si on n'a pas, en parallèle, une convergence sociale, fiscale et environnementale ?", ajoute M. Moreau, au nom de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale. La présidente de la commission des Affaires économiques du Sénat, Sophie Primas (LR), s'inquiète quant à elle "de la contradiction croissante entre les exigences de plus en plus fortes imposées aux producteurs européens et celles, moindres, imposées aux produits importés".

Les parlementaires jugent "qu'il serait inconcevable de demander aux agriculteurs européens de faire beaucoup plus avec beaucoup moins. À l'heure où les autres grandes puissances augmentent leur budget agricole, cela serait une erreur stratégique historique". "Nous avons constaté une unanimité des points de vue des représentants nationaux des citoyens européens sur le budget de la PAC. Les jeux ne sont pas faits", assure Mme Primas.

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Commentaires 6

duracuire

nous avons perdu la main des décisions depuis bien longtemps , les élus ne sont pas des terriens et n'ont rien a faire de la pérénité de l'a ferme France , il faut que la pac rentre dans le cadre Europe peu importe les conséquences !!! tant qu'il y aura de la bouffe a gaver sur les étales et pas cher , la machine a broyer du paysan avancera …..

alex

tous ces décideurs sont nos fossoyeurs !

digue3942

à pessimist : le lieu c'est bien bruxelles .

agri 70

leurs salaires devraient etre indexés sur les prix agricoles , tous ces zozos feraient un retour de 40 ans en arrière ils verraient l effet que ça fait

pessimist

Cela montre bien que les représentants élus n'ont pas un grand pouvoir par rapport à la grande machinerie capitaliste mondiale destinée à privilégier les intérêts d'une caste de privilégiés !
Rien n'a changé depuis le 18ème siècle !
Il faut croire que c'est la nature humaine puisée dans la nature : la loi du plus fort, les autres se soumettent ou meurent !

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