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Quand l’Inra engendre des start-up

Raphaël Lecocq

Quand l’Inra engendre des start-up
Mycophyto

L’institut se préoccupe toujours davantage de la question du transfert des innovation, qui fait l’objet d’une direction spécifique. Dernières illustrations en date, les start-up Vega Ferment et Mycophyto.

131 déclarations d’inventions et résultats valorisables, 34 brevets, 6 certificats d’obtention vég320 familles de brevets, 1372 licences en portefeuille, 41 créations d’entreprises à partir de résultats de recherche obtenus dans une unité sous tutelle Inra, propre ou mixte : tels sont les acquis enregistrés par l’Inra au cours de l’année 2018 et qui témoignent de l’activité de recherche de l’institut, autant que de sa préoccupation à transférer les résultats en réalisations concrètes.

Pour inciter ses chercheurs à déclarer leurs nouveaux résultats valorisables, étape indispensable et préalable à toute démarche vers l’innovation, à toute action vers le transfert, l’Inra organise chaque année dans ses différents centres des journées de sensibilisation à la valorisation de la recherche, sous l’égide de sa Direction du partenariat et du transfert pour l’innovation.

Plan d’action pour l’innovation

Si la question du transfert des acquis de la recherche n’est pas nouvelle, elle a pris une acuité particulière dans le cadre du Plan d’action pour l’innovation, lancé en 2018. « Ce plan a pour ambition de développer la recherche partenariale en améliorant la visibilité et la lisibilité des domaines d’innovation, par une plus grande ouverture partenariale pour une innovation collaborative, une valorisation diversifiée qui multiplie des opportunités de transfert par la création d’entreprises et le partenariat avec les Sociétés d'accélération du transfert de technologies », souligne l’Inra dans un communiqué. Accessoirement, les redevances perçues pour les brevets, licences, logiciels, certificats d’obtention végétale se sont élevées à 9 millions d’euros en 2018.

Ce plan a permis de structurer le partenariat autour de 17 domaines, favorisé une innovation collaborative et une valorisation diversifiée par la création de start-up. Illustration avec Vega Ferment et Mycophyto, les deux créations 2018.

Vega Ferment, des yaourts sans lait

Basée dans le Finistère, a mis au point un procédé de production de produits végétaux ressemblant à des yaourts et conçus à partir de riz, millet et sarrazin fermentés. Ces produits, commercialisés sous la marque Nomad’Yo, sont obtenus à partir d’eau (77%), de graines (23%) et de ferments, en l’occurrence des bactéries lactiques conservées au sein de la collection de bactéries d’intérêt alimentaire adossée à l’unité STLO à Rennes (CIRM-BIA) et licenciées à Vega Ferment. L’entreprise propose par ailleurs des formations aux professionnels souhaitant se lancer dans leur fabrication (sous licence creative commons), ainsi que l’accès aux souches qui composent le ferment.

Mycophyto, des mycorhizes en alternative

Co-créée par Justine Lipuma, Docteur en microbiologie, et Christine Poncet-Doise, Ingénieur de Recherches hors classe à l’Inra, Mycophyto est le fruit de 30 années d’expérimentations en protection biologique des cultures. Elle dispose de solutions biologiques innovantes, personnalisées et validées en conditions réelles qui permettent de vous proposer des alternatives efficaces à l’utilisation de pesticides chimiques en agriculture et aménagement paysager. Elle s’appuie principalement sur des synergies naturelles entre les plantes et les micro-organismes : les mycorhizes, initiées sur terre il y a 450 millions d’années. L’entreprise travaille exclusivement avec des mycorhizes indigènes isolées préalablement du sol.

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