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Broutards : les ventes se maintiennent vers l’Italie malgré le coronavirus

Adèle Magnard

Broutards : les ventes se maintiennent vers l’Italie malgré le coronavirus

Malgré les mesures de confinement prises par l’Italie, pays destinataire de 90% des exports français de broutards, le commerce se poursuit et les camions peuvent encore circuler pour approvisionner les ateliers d’engraissement, confirment les professionnels du secteur.

Le 11 mars, le ministère de l’Agriculture a confirmé dans un communiqué que les échanges commerciaux avec l’Italie se poursuivaient, moyennant des agréments particuliers. « Les transports professionnels de marchandises à destination de l’Italie restent possibles, en particulier des produits agroalimentaires et des animaux vivants », indique le ministère. Le transport doit se faire « sous réserve du respect par les transporteurs de certaines exigences (une auto-déclaration doit être présentée aux forces de l’ordre en cas de contrôle, permettant de justifier de la circulation en Italie) ».

A ce jour, « rien n’est bloqué », confirme Laurent Chupin, directeur général d’ActiOuest. Les cotations nationales se maintiennent également, malgré des craintes de la part de certains éleveurs. Roland Pellenard, président de l’organisation de producteurs Opalim, a ainsi tiré la sonnette d’alarme dans un article paru le 4 mars dans Le populaire du Centre : il s’y insurge contre « ceux qui essaient de créer une psychose chez les éleveurs pour tirer les prix vers le bas ». « « Je suis en contact tous les jours avec des éleveurs, des négociants, des exportateurs. Et il ne s’en passe pas un sans qu’on me rapporte plusieurs fois le cas d’acheteurs disant aux éleveurs : “vous savez, l’Italie va fermer ses portes alors il faut me vendre tout de suite, mais moins cher” », fait-il savoir dans les colonnes du journal.

Une affirmation que dément la Fédération française des commerçants en bestiaux (FFCB). « Jusqu'à ce jour les cours des bovins vifs destinés à l'export vers l’Italie ne font pas l'objet d'une baisse intentionnelle des prix afin de profiter d'une quelconque opportunité malsaine, indique la FFCB dans un communiqué paru le 10 mars. Les cotations nationales confirment bien un maintien des cours en dépit des difficultés rencontrées jusqu'à présent ».

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