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Le Caf Loup demande la réouverture du plan loup

Raphaël Lecocq

Le Caf Loup demande la réouverture du plan loup
© Marc Khane

Les cinq organisations agricoles – FNSEA, JA, FNO, FNB, APCA – mettent en avant le seuil de 500 spécimens visé en 2023, d’ores et déjà atteint. De son côté, la Confédération paysanne a obtenu le report de l’arrêté sur les barèmes d’indemnisations.

L’Heure des loups

C’est le titre d’un documentaire de 52 minutes diffusé actuellement sur Public Sénat. Témoin en 2015 dans les Cévennes de l´attaque d´un loup sur un troupeau de brebis, Marc Khane enquête sur l´impact et les enjeux du retour des loups en France. Les éleveurs peuvent-ils vivre avec le loup, comme l´affirment ses défenseurs ? A quelles conditions ? Et quels sont les impacts du loup sur la biodiversité, sur les paysages et sur les modes de production ? Des Cévennes aux Alpes, en passant par les États-Unis, le film pose la question de la gestion du prédateur et explore les éléments clefs du débat.

En février 2018, les ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique présentaient le Plan national d’action 2018-2023 sur le loup et les activités d’élevage, visant à garantir une plus grande protection des troupeaux et des éleveurs tout en assurant la viabilité de l’espèce. Fixé à 500 spécimens, le seuil de viabilité démographique visé à l’horizon 2023, devrait être atteint dès la sortie de cet hiver, selon les estimations de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Comme ils s’y étaient engagés, les deux ministères vont donc être contraints de revoir le dispositif de gestion de la population, ce que n’ont pas manquer au préfet coordinateur du plan loup de rappeler les cinq organisations constituant le Caf Loup. « L’État ne peut plus occulter la mise en danger de mort de l’élevage en plein air et rester indifférent à la détresse des éleveurs et des élus locaux qui se sentent abandonnés des pouvoirs publics », indique le Caf dans un communiqué. « Il est grand temps que le gouvernement tienne les promesses faites à la profession agricole il y a maintenant un an, en actant la primauté de l’avenir du pastoralisme sur l’ensauvagement irréversible et catastrophique pour les territoires ».

Indemnisations

Les organisations mettent en avant les chiffres suivants : plus de 12 000 bêtes tuées à fin novembre 2018, 85 zones de présence permanente du loup (ZPP) recensées en octobre 2018 contre 72 en juin 2018, 74 meutes décomptées actuellement contre 57 à la sortie de l’hiver 2017. Le 21 décembre dernier, la Confédération paysanne avait obtenu des ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique le report, au printemps prochain, de la publication d’une circulaire sur le barème des indemnisations, prévue à l’origine pour le 31 décembre. Le syndicat demande une refonte du décret d'indemnisation, un déplafonnement du nombre de loups à abattre en fonction des dommages, la prise en charge à 100 % des moyens de protection et la non-conditionnalité des indemnisations aux moyens de protection.

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Commentaires 3

badlnpn

L' écologie politique est aux anges, les grands prédateurs chassent les hommes et leurs activités de leur lieu de vie.

nina

un loup qui se montre agressif dans un camping et voila ce qui devait arriver, quand on laisse augmenter ces animaux qui tuent les ovins depuis des annees, si ils menacent les hommes on va peut etre y regarder a 2 fois pour continuer a promouvoir leur expension

white-hunter

Une proposition des Verts allemands de je ne sais plus que Land suggère que le travail de mise en place des clôtures soit également rémunéré.

Tant qu'on y est, que l'état français qui demande cela prenne en charge complètement les travaux et les fasse réaliser par les entreprises qui lui conviennent. Peut-être cesserait on d'accuser les agriculteurs de mal travailler.

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