Le marché des vaches de réforme et génisses : beaucoup d'abattages au 1er semestre (Tendances juillet-Août 2018)

INSTITUT DE L'ELEVAGE IDELE

Tous les mois, la conjoncture des marchés lait et viande pour les espèces bovine, ovine et caprine au plan français, européen et mondial. Tendances analyse chaque mois les variations de prix aux différents stades, de la production à la distribution; examine les évolutions de production, de commerce extérieur, intra-communautaire et international, ainsi que de consommation.

A PROPOS DE TENDANCES

Tendances vise à éclairer les décideurs économiques et professionnels, les opérateurs, les médiateurs sur les évolutions probables à court terme.

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Au sommaire du numéro de ce mois-ci :

Viande Bovine

Jeunes bovins

  • France, marché encombré

La baisse saisonnière des cours amorcée depuis plusieurs semaines s’est poursuivie en juin. Les disponibilités en mâles allaitants âgés de 12 à 18 mois, supérieures aux années précédentes, encombrent un marché engorgé depuis plusieurs mois. Mais les faibles disponibilités en JB laitiers et les moindres stocks d’animaux allaitants plus jeunes (6 à 12 mois) pourraient changer la donne au second semestre.

  • Europe, poursuite de la baisse saisonnière

Les prix sont globalement au creux de la vague dans l’UE suite à la baisse saisonnière traditionnelle du 1er semestre. Le décrochage très marqué de la cotation du JB charolais en Italie a réduit le différentiel de prix avec les JB allemands et français.

Femelles

  • France, vers un marché plus fluide à l'automne

Les abattages de femelles ont été particulièrement élevés au 1er semestre, mettant les prix sous pression. Mais le marché pourrait s’alléger à l’automne, tant en laitières qu’en race à viande.

  • Europe, plus de réformes et plus de haché

Les réformes ont été globalement dynamiques sur le marché européen début 2018, sans pour autant faire baisser les prix, sauf en France et en Suède.

 

Maigre

  • Vers un marché tendu au 2nd semestre ?

Les cours des broutards sont restés bien orientés au premier semestre en raison de disponibilités limitées. Les cours devraient se maintenir au deuxième semestre, malgré l'alourdissement actuel du marché des JB qui pourrait affecter la demande des engraisseurs.

 

Veau de boucherie

  • Baisse saisonnière des cotations

La baisse saisonnière des cours, plutôt modérée pour les veaux laitiers, est en revanche très prononcée pour les veaux croisés. La fermeture estivale de la restauration collective et surtout la grosse vague de chaleur affectent la demande européenne. 

 

Veaux nourrissons

  • La cotation plafonne à un haut niveau

La cotation française du veau nourrisson a atteint son plafond. Le début du pic des vêlages laitiers et la baisse des mises en place de veaux devraient enclencher la baisse saisonnière des cotations.

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Lait de vache

  • Collecte mondiale : des évolutions contrastées

Tirée par de bons prix du lait et/ou par de bonnes conditions climatiques, la collecte dans les principaux bassins exportateurs a atteint un record historique à près de 25,5 millions de tonnes en mai.

  • Collecte en France et dans l'UE : léger rebond en juin

Ralentie depuis plusieurs mois, la croissance de la production laitière a rebondi dans de nombreux pays européens, dont la France, permettant d’atteindre un record historique pour le mois de mai.

  • Marchés des produits laitiers : plus équilibrés à l'entrée de l'été

Le ralentissement de la croissance laitière en Europe et aux Etats-Unis sort du marasme le marché des protéines laitières, sans tendre davantage le marché du beurre grâce à l’arrivée de nouveaux fournisseurs. La fermeté de la croissance économique mondiale dynamise aussi la demande en poudres de lait.

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Viande ovine

  • France, moindre pression de l'import sur les cours de l'agneau

Alors que les importations françaises de viande ovine diminuent en volume en raison de la chute des arrivées britanniques et irlandaises, leur prix s’envole et pèse donc moins sur la cotation française.

  • UE et Monde, des évolutions de prix contrastées

Alors que les cours chutent au Royaume-Uni en raison de la sécheresse, les prix atteignent des sommets en Nouvelle-Zélande grâce au dynamisme de la demande chinoise.

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Lait de chèvre

  • La collecte est bien relancée 

Redynamisée depuis l’été 2017, la collecte nationale de lait de chèvre progresse mois après mois. Les ventes en GMS demeurent bien orientées en valeur grâce à la hausse des  prix au détail. Le prix du lait à la production commence à s’effriter chez les autres pays producteurs.

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