anonymous

Pas de nouvelle réintroduction d'ours prévue

AFP

Pas de nouvelle réintroduction d'ours prévue

Le gouvernement "n'engagera pas de nouvelles réintroductions d'ours" dans les Pyrénées, sauf si des ours sont tués par des hommes, ont annoncé jeudi les ministères de la Transition écologique et de l'Agriculture confrontés à la résistance des éleveurs.

Face à la levée de boucliers liée notamment à l'introduction de deux femelles slovènes en 2018, le gouvernement a adopté une nouvelle feuille de route pour "mieux concilier l'activité pastorale en montagne avec la présence de l'ours".  Dans son introduction, "l'État affirme que, dans les conditions actuelles de la dynamique de population, il n'engagera pas de nouvelles réintroductions d'ours, sauf en cas de mortalité, notamment liée à une cause anthropique" (due à une activité humaine), ont précisé les ministères dans leur communiqué.   

Cette feuille de route devait être présentée jeudi après-midi à Toulouse aux parties prenantes par le préfet d'Occitanie, coordonateur pour le pastoralisme et ours, malgré le boycott de plusieurs d'entre elles, dans les deux camps. Alors que la transhumance des brebis a commencé, le texte prévoit "une meilleure information des éleveurs sur la localisation des ours et le développement des moyens de communication dans les estives", selon le communiqué.   

Un "dispositif d'effarouchement graduel" sera également mis en place "pour les estives qui font l'objet d'une prédation" d'ours malgré des mesures de protection des troupeaux.  Ce point notamment a poussé la quinzaine d'associations de la Coordination Associative Pyrénées pour l'Ours (Cap Ours), qui défendent la présence du plantigrade dans le massif, à boycotter la réunion de jeudi.   

La feuille de route prévoit également "un accompagnement financier renforcé des éleveurs pour le déploiement des mesures de protection des troupeaux (parcs, chiens et bergers)" et une "revalorisation de l'indemnisation" de leurs pertes liées aux attaques d'ours. "Je connais ce problème qui est un problème de cohabitation entre les activités humaines et la nature", a commenté le ministre de la Transition écologique François de Rugy au Sénat. "L'ours est une espèce protégée, nous voulons préserver l'ours des Pyrénées", a-t-il ajouté, évoquant sa "préservation fragile". "Nous n'aurons pas une politique d'éradication de l'ours dans les Pyrénées, nous sommes au rendez-vous pour aider les éleveurs dans leur cohabitation".   

En comptant Sorita et Claverina, femelles slovènes introduites l'an dernier, 40 ours bruns avaient été décomptés dans les Pyrénées françaises en 2018, avait annoncé au printemps le ministère, soulignant toutefois que ce nombre, en baisse par rapport aux 46 de 2017, pouvait être sous-évalué.

Sur le même sujet

Commentaires 4

ddrs

en Alaska ils mangent bien de l'ours pourquoi pas nous ,
il faut diversifié ils ont dit les fonctionnaires de paris ,

djonounours

l'avenir est plus à des tondeuse électrique solaire avec récupérateur
vu qu'on va tous boire du jus d'herbe. (jus vert vous voyez les trucs de régime)
alors en somme c'est plus la fin du monde animal domestique
et le retours au sauvage surveiller par drone et machine autonome
faut pas vraiment en rire car il s'agit couper court à l'exploitation animal.
Le jour ou véritablement la protéine animal ne sera plus nécessaire.
.
à ce moment là je suis pour la réintroduction des ours mais pas avant d'être certain de tout ce tintouin.
Pourquoi faire les choses à l'envers...
il faut des changements certes mais appuyer par des études valables
(je suis pas prêt pour le moment à me faire greffer un deuxième estomac lol)

Baba

Je pense que l'avenir des éleveurs réside dans l'élevage des loups et des ours plutôt
que des chèvres ou des brebis. Il y a un marché à explorer très soutenu par nos "amis"
écolos. Après tout, le steack d'ours, c'est peut-être très bon.

badlnpn

Sacré ministre, va barrer la route à une maman ours affamée....

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier