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De plus en plus de poules bio en France

Adèle Magnard

De plus en plus de poules bio en France

Pour répondre à la demande sociétale, la filière française des oeufs se transforme d'année en année et poursuit de son objectif de diminution des poules élevées en cage.

Depuis 2016, la filière française des œufs s’est engagée dans une ambitieuse démarche de transition afin de diminuer le nombre de poules élevées en cage. « D’ici à 2022, nous souhaitons atteindre l’objectif d’une poule sur deux en élevage alternatif », rappelle Loïc Coulombel, administrateur à l’interprofession française des œufs (CNPO). Un objectif qui devrait être atteint sans difficulté au vu de la forte évolution des effectifs de poules pondeuses dans les différents modes d’élevages.

En 2018, 58% du cheptel français était élevé en cage, contre 68% en 2016. « En dix ans, la part des poules en élevage alternatif a plus que doublé, et a fait un bond de +9% entre 2017 et 2018 », se félicite Loïc Coulombel. 

13% de poules bio

Parmi ces élevages « alternatifs », l’élevage biologique tire son épingle du jeu. Les poules élevées en bio représentent désormais 13% du cheptel français, contre 10% en 2017 et 4% en 2008. Les poules Label Rouge représentent 5% du cheptel en 2018 contre moins de 0,4% en 2008. Le taux de poules élevées en plein air (c’est-à-dire ayant accès à un parcours extérieur pendant la journée) atteint désormais 16% contre 9% en 2008. Enfin, l’élevage au sol (c’est-à-dire que les poules évoluent librement à l’intérieur d’un bâtiment sans accès extérieur) progresse également : il représente 8% en 2018 contre 3% il y a dix ans.  

« Cette démarche de transition de la filière reçoit l’appui des consommateurs, poursuit Loïc Coulombel. D’ailleurs, 85% d’entre eux sont prêts à payer plus cher pour des œufs issu d’élevages alternatifs ». Dans le panier d’achat des français, les œufs de cages représentent désormais moins de la moitié des parts de marché en volume. « La filière se donne les moyens de rester en phase avec les attentes sociétales », souligne l’interprofession, qui rappelle le coût engagé dans la transition des élevages : 277 millions d’euros pour arrêter la production de 9 millions de poules élevées en cages et mettre en place 9 millions de poules en systèmes alternatifs. 

En 2018, la France a produit 14 milliards d’œufs, soit 12% de la production européenne. Elle représente 20% des effectifs européens de poules pondeuses en élevage biologique. 

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Commentaires 1

nina

je viens de voir sur un autre site agricole que des dindes ont ete etouffees suite a une intrusion des anti specistes c est honteux de voir ces betes tuees a cause d inconscients qui veulent la destruction de tous les elevages

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