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Bretagne : appel à l'aide des producteurs face aux dégâts des choucas

Pleinchamp avec l'AFP

Bretagne : appel à l'aide des producteurs face aux dégâts des choucas
Plus de 1 000 déclarations de dégâts pour tous les corvidés ont été effectuées en Bretagne cette année (©iStock).

Les agriculteurs bretons ont lancé "un appel de détresse" au gouvernement après les dégâts causés sur leurs cultures par les choucas, qu'ils évaluent à plus de trois millions d'euros.

"La population de choucas des tours, espèce protégée, augmente de manière exponentielle sur le département des Côtes-d'Armor et sur l'ensemble de la Bretagne depuis plus de 10 ans (...) L'ampleur des dégâts et la réelle détresse des agriculteurs sont inquiétants", a alerté la chambre d'agriculture des Côtes-d'Armor dans un communiqué le 19 juin.

Quelques 2000 hectares de maïs ont été détruits dans le Finistère, et 1 000 hectares dans les Côtes-d'Armor, soit un préjudice financier respectif de 2 millions d'euros et plus d'un million d'euros, selon la chambre d'agriculture régionale. Le Morbihan est également concerné. Au total, plus de 1 000 déclarations de dégâts pour tous les corvidés ont été effectuées en Bretagne cette année.

"Nombre d'éleveurs ne savent pas comment ils pourront nourrir leurs animaux l'hiver prochain, alors même qu'aucune indemnisation n'existe actuellement", poursuivent les élus des Côtes-d'Armor, qui lancent un "appel de détresse" aux ministères de la Transition écologique et de l'Agriculture pour dresser un constat des dégâts et mettre en place une indemnisation. Dans les Côtes-d'Armor, une quarantaine de référents ont déjà été désignés pour mener des opérations de régulation mais "la population de choucas est telle qu'il est pour l'instant illusoire de parler de régulation", soulignent les élus.

"Le choucas est un opportuniste, mais plutôt que de les abattre, on préfèrerait un changement de pratique agricole pour réguler les populations, faire en sorte qu'ils aient moins à manger et qu'on les empêche de nicher. Il y a tout un travail à faire pour traiter les causes de cette prolifération", a réagi l'association environnementale Bretagne vivante.

Une étude a été lancée au printemps par la Direction régionale de l'Environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal) de Bretagne pour étudier la répartition de population, le comportement et le régime alimentaire de ces corvidés.

Commentaires 6

pietin 113

Même problème en Dordogne:70% de mes maïs ressemés et tout le mon s'en fou, le choucas est protégé(mais pas nos cultures)…

sion

les corbeaux deviennent un fleau, le pecnot est bon qu'à semer pour nourrir ces voraces.
dire que l'on ne met pas les enfants à l'école pour qu'ils surveillent et protègent les cultures dans certains pays.
mais en france on est si riche que nous pouvons laisser les volatils détruirent les récoltes.
mais nous en reparlerons dans quelques années aprés avoir subventionner la protection nous serons obliger de faire marche arrière.

Garine

Le choucas n'est pas qu'un prédateur pour les cultures,il s'attaque aussi aux autres oiseaux. J'ai vu un couple de tourterelles se défendre contre l'un d'eux. Intrigué je me suis rapproche,le choucas était en fait en train de se gaver des oeufs du nid qu'il avait mis parterre. Le ciel futur sera noir.

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Je ne suis pas contre de protéger des espèces, mais là ça deviens grave. Les corbeaux, on peux les tirer au delà du 31 mars, en faisant une demande d'autorisation avec preuve de rachat de semence (maïs). Ceci dit, cela nous paie pas le rachat, ni le temps que l'on y passe a resemer, ni le temps que l'on va y passer a les tirer, et combien. Quand je vois des épouvantails avec des gilets jaunes dans les parcelles et des corbeaux dessus...elle est belle la nature.

JY

le choucas n est pas qu'un fléau en bretagne
je suis agriculteur dans le nord et les choucas m'ont aneanti 10 de mes 20 hectares de mais
combien de temps faudra t'il maintenir encore protégée une espèce qui n'a pas de prédateur naturel?

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