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Météo des marchés : la pression récolte pèse sur les cours du blé

Adèle Magnard

Pluie ou soleil sur les marchés agricoles ? Dans ce rendez-vous mensuel, les experts de Caceis analysent l'évolution des cours du blé, du maïs, du colza et du soja.

Le début des récoltes dans l’hémisphère nord et les bonnes perspectives de production pèsent sur les cours du blé. « Le blé Matif sur l’échéance décembre 2019 est repassé sous le seuil des 180 euros », a indiqué le 11 juillet Cédric Renault, courtier en matières premières chez Caceis. En France, la récolte est prévue en hausse par rapport à l’an dernier, à 37 millions de tonnes. Aux Etats-Unis, les premières coupes offrent des rendements satisfaisants, entraînant aussi un repli des cours. Les regards se tournent vers la Russie, où la canicule qui a sévi ces dernières semaines « pourrait mettre à mal les blés, notamment dans la partie sud du pays », a fait savoir Cédric Renault. Les analystes ont réduit leurs estimations de récolte pour le pays mais la fourchette des prévisions reste très large : entre 71 et 78 millions de tonnes. « Un chiffre en dessous de 75 millions de tonnes pourrait être interprété comme haussier pour les opérateurs », a-t-il poursuivi.  

Incertitude sur les surfaces aux USA

Le maïs est lui aussi sous pression : la récolte ukrainienne est attendue proche du record, entre 35 et 37 millions de tonnes. Mais l’incertitude persiste sur les surfaces américaines de maïs, qui pourraient baisser en raison des inondations ayant eu lieu sur la corn Belt. « Le rapport USDA du mois d’août sera à suivre attentivement », a noté M. Renault. Il permettra également de lever l’incertitude sur les surfaces de soja. 

En colza, une hausse des cours est possible en raison de la baisse de production prévue en France et en Europe. « On a connu trois dernières séances de hausse et le colza se traite sur l’échéance novembre à 373 euros, très proche de la résistance à 375 euros », a indiqué M. Renault. Même si le bilan est toujours lourd sur l’huile de palme, « le complexe oléagineux a une possibilité de rebondir très rapidement sur le court terme », a-t-il conclu. 

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