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Ecorobotix : "un retour sur investissement en trois ans"

Raphaël Lecocq

Ecorobotix : "un retour sur investissement en trois ans"
Claude Juriens, directeur des affaires chez Ecorobotix

L’entreprise suisse Ecorobotix présente avec Avo la dernière version de son robot désherbeur de précision pour grandes cultures. Elle annonce un retour sur investissement en trois ans moyennant trois cultures cibles. En vente fin 2021.

FIRA

Le 4ème Forum international de la robotique en agriculture (Fira) se tient à Toulouse les 10 et 11 décembre 2019. Il réunit de nombreux experts et une vingtaine de constructeurs impliqués dans la robotisation des productions végétales et animales. Conférences et tables rondes brossent un état de l’art du point de vue technologique, réglementaire et sociologique.

« Dans des essais sur oignons, le coût de revient du désherbage s’est établi à 700 €/ha avec un pulvérisateur à rampe conventionnel, contre 480 €/ha avec le robot Avo, le comparatif incluant les incidences de la phytotoxicité des traitements en plein, comprises entre 250 €/ha et 300 €/ha », déclare Claude Juriens, directeur des affaires chez Ecorobotix.

Dans le cadre du Forum international de la robotique agricole (Fira), dont la quatrième édition se déroule à Toulouse les 10 et 11 décembre 2019, Ecorobotix a présenté en avant-première la toute dernière version de son robot désherbeur de précision pour grandes cultures.

Le robot est sélectif d’une trentaine d’adventices différentes dans des cultures telles que le colza, la betterave sucrière, l’oignon et les haricots, avec une capacité de reconnaissance dans le rang et dans l’inter-rang et une précision de tir de l’ordre du centimètre. Il est aussi capable de reconnaître les rumex dans les prairies avant de leur administrer un jet fatal.

Ecorobotix : "un retour sur investissement en trois ans"

Moins de 80 000 euros

Cette polyvalence est l’un des ressorts économiques du robot Avo que l’entreprise suisse envisage de commercialiser à un prix inférieur à 80 000 euros. « A ce tarif, l’utilisateur peut escompter un retour sur investissement en trois ans, moyennant une utilisation étalée sur six à huit mois de l’année et sur trois cultures distinctes », déclare Claude Juriens. Dès 2020, une quarantaine d’exemplaires sera mise en service, auprès de coopératives agricoles sinon d’agriculteurs, pour finaliser la mise au point du robot, avant un début de commercialisation programmé pour fin 2021. « La France fera office de tête de pont pour notre développement », poursuit le directeur d’affaires. Outre la fonction pulvérisation ultra-localisée, le constructeur planche sur l’intégration d’éléments de binage, le châssis de l’Avo étant apte à supporter des éléments mécanique (et à être tracté jusqu’au champ).

La dose divisée par dix

Totalement autonome au niveau de la conduite, Avo est doté de batteries amovibles lui procurant une autonomie de quatre à cinq heures, auxquelles s’ajoutent les huit heures procurées par les panneaux solaires. Le robot est capable de pulvériser deux types de bouillies et il est doté d’un attelage pour pouvoir être tracté jusqu’au champ par un tracteur. « Avo permet de réduire la dose d’herbicide dans un rapport de dix à vingt par rapport à un système conventionnel », indique Claude Juriens. Encore faudra-t-il que l’on puisse toujours disposer, à terme, de solutions herbicides... « Nous expérimentons également des solutions de biocontrôle », poursuit Claude Juriens. « Mais aujourd’hui, sans la chimie, à court et moyen terme, c’est émeutes de la faim garanties ».

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