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Samedi 11/04/2026

Bovins viande – Les abatteurs ont peu de besoins.

Publié par Acti Ouest

Bovins de boucherie – Les éleveurs profitent d’une semaine ensoleillée pour libérer les animaux des étables dans les pâtures (quand ce n’est pas déjà fait) et pour ramasser les fourrages (ensilage et enrubannages) et préparer les semis de printemps dans de très bonnes conditions. Ils sont beaucoup moins disponibles pour la vente de leurs animaux, et la baisse annoncée par les industriels n’y changera rien.

Même, si le beau temps annoncé cette semaine (favorable à la vente de pièces à griller), les abatteurs souffrent toujours de stocks importants à écouler. Le porc trouve une place de choix très compétitive, face aux côtes de bœuf et des entrecôtes. Le radoucissement des températures est en revanche moins favorable aux ventes des pièces à mijoter.

L’activité commerciale de cette semaine montre un certain équilibre entre l’offre et la demande, mais les industriels montrent leurs fermes intentions des faires baisser les prix pour enrayer la spirale haussière de ce début d’année. Les tarifs plafonnent, mais restent néanmoins à des niveaux élevés dans les bonnes femelles Blondes d’Aquitaine, Parthenaises, Limousines, ou Aubrac de qualité bouchère. Les Charolaises R et les allaitantes d’entrée de gamme, se replient légèrement, sous la pression des industriels.

Réformes laitières – Le début des vacances de printemps et la fermeture échelonnée de la restauration scolaire réduisent la demande. Les entreprises en profitent pour reconstituer des stocks, pour faire face au fort déficit de marchandise attendue pour les prochaines semaines. Les abatteurs profitent également de cette période pour mettre la pression sur le prix des vaches Prim’Holsteins, Normandes et Montbéliardes. Ces baisses seront plus faciles à appliquer en abattoir que sur le terrain.

Jeunes bovins – Les abatteurs italiens, qui privilégient leurs productions intérieures, souffrent de volumes en provenance d’Espagne, qui repositionne sa production sur le marché européen depuis le début de la guerre en Iran. Le marché français se montre suffisamment approvisionné cette semaine, dans un contexte de débouchés peu soutenus que ce soi sur le marché intérieur ou à l’export sur l’Allemagne ou la Grèce. Cette situation permet aux industriels de peser sur les prix des JB Limousins, Charolais, ou Blonds d’Aquitaine. Le commerce est également plus calme dans les JB laitiers et mixtes. Si ce recul des prix est nécessaire, pour se mettre au niveau de la concurrence européenne, les industriels gardent à l’esprit l’équilibre économique nécessaire pour les engraisseurs, qui font face à des niveaux de prix très élevés des broutards.

Avis d’expert :

Bovins de races à viande : Les abatteurs vont maintenir la pression sur les prix des Charolaises et des allaitantes de milieux de gamme.

Bovins de races laitières : Les industriels vont chercher à maintenir la pression malgré la faiblesse des sorties.

Jeunes bovins : Le marché du jeune bovin est fortement impacté par la concurrence espagnole et polonaise. Les tarifs resteront orientés à la baisse.

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