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Vendredi 10/04/2026
Une semaine ensoleillée, bonne pour le moral
L’arrivée des beaux jours fait du bien au moral, dans une actualité très pesante
Conjoncture – Le long week-end de Pâques a été l’occasion de nombreux regroupements de famille et de sorties avec des zones de villégiatures qui ont été prises d’assaut, malgré les prix élevés des carburants. Les barbecues ont été ressortis et les ventes dans les magasins en ont profité, malgré le niveau élevé des prix sur les étals.
Avec le retour du soleil et une semaine estivale très agréable, les éleveurs sont accaparés par les travaux de saison, le ramassage de l’herbe et la préparation des semis de printemps. Les conditions climatiques ont redonné de la vigueur aux prairies où l’herbe a été ramassée ou celles qui sont pâturées.
Dans le centre du pays, les températures restent fraîches et les sorties d’animaux se poursuivent doucement. Il est encore un peu tôt pour les fenaisons ou les enrubannages, mais les conditions hydriques des sols sont bonnes pour une belle récolte. Les herbages sont fournis pour accueillir les animaux. Les éleveurs ont besoin d’une herbe de qualité pour engraisser et finir leurs animaux à moindres coûts.
Du côté de la production laitière, le niveau élevé du prix des vaches fait prendre conscience à certains éleveurs de l’intérêt de faire prendre des kilos à moindre coût en herbage. Une grande partie des animaux part encore à l’abattoir sans finition préalable avec un état d’engraissement (1 ou 2). Une vache laitière sur deux est abattue dans l’état. Pourtant, une vache engraissée prend en moyenne 70 kg selon l’institut de l’élevage, elle peut gagner une demi-classe de conformation avec un écart de valorisation souvent considérable. L’augmentation du prix de vente peut ainsi représenter un gain allant de 300€ à 400€/ animal.
Après un week-end, Pascal ensoleillé, qui aura été assez favorable à la viande bovine, les abatteurs restent chargés en volumes dans leurs frigos. Les industriels et les distributeurs scrutent le ciel, car les nombreuses actions promotionnelles et publicitaires destinées à relancer les ventes des pièces nobles à griller sont très sensibles à la météo.
Les Français aiment les parties de barbecues, et sont même impatients après des mois de grisaille. Le niveau de la demande tend doucement à se renforcer avec un basculement saisonnier des plats d’hiver aux viandes estivales. Les perspectives pour l’élevage français restent favorables, avec des disponibilités qui seront faibles sur les prochains mois. Néanmoins, le niveau des prix est un frein qui sera de plus en plus défavorable à la vente, avec des écarts de nouveau importants avec nos voisins européens. Les volumes à l’importation se renforcent, pour compenser le manque de marchandise sur certains secteurs. Même, si elle reste plébiscitée par les Français, au travers des fast-foods qui font la part belle à la viande bovine, « burgers, tacos, burritos » qui ne peuvent guère se passer de bœuf, la viande est de moins en moins proposée dans la RHF et les menus des restaurants (ou avec un supplément). Depuis le début d’année, les importations européennes en provenance d’Amérique latine sont en progression. Les Pays-Bas sont la principale porte d’entrée de la viande bovine importée par l’Union européenne, puis que 36 % des volumes y arrivent et une partie est réexportée. L’Italie est à la deuxième place avec 20 % des importations extracommunautaires. France, Allemagne et Irlande reçoivent directement des pays tiers chacun 10 % des importations européennes.