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Samedi 13/06/2026

Bovins viande – Les prix se maintiennent dans les femelles.

Publié par Acti Ouest

Bovins de boucherie - Le marché français de la viande tend vers une stabilisation, mais les industriels suivent de très près ce qui se passe chez nos voisins européens, où les écarts de prix se sont estompés après le réajustement des prix français.

L’animation commerciale du marché est marquée par un meilleur équilibre entre l’offre et la demande en cette période transitoire entre la fin de l’année scolaire et le début des vacances d’été. Les industriels n’ont pas de gros besoins et se contentent du disponible.

Sur les marchés, les transactions restent régulières dans les femelles de cheville, face à des volumes disponibles limités et des bouchers qui ont adapté leur travail vers plus de produits élaborés (marinades, effilochés, brochettes…) pour séduire une clientèle souvent très fidèle, mais qui évolue. Les tarifs se maintiennent à des niveaux toujours élevés dans les Blondes d’Aquitaine, Parthenaises ou les Limousines. C’est un peu moins le cas dans les Charolaises de qualité bouchère qui se sont rétractées ces dernières semaines. Les disponibilités en provenance des herbagers et des engraisseurs spécialisés tendent à progresser sur le mois de juin, ce qui permet de faire l’appoint dans les abattoirs en cette période de soudure. Le commerce est calme avec des tarifs sans changement dans les Charolaises R et l’ensemble des femelles allaitantes de choix secondaire.

Réformes laitières – Avec les travaux de fenaisons qui vont reprendre, l’offre et la demande sont plus en adéquation avec des besoins qui vont s’amoindrir avec la fermeture progressive des livraisons dans les cantines et restaurants scolaires dans les prochaines semaines. Les disponibilités en laitières dans les campagnes sont modestes. Les abatteurs ont stabilisé les prix des vaches Holsteins sous le plafond des 6€. Les Normandes et les Montbéliardes bénéficient d’une valorisation qui tend également vers la stabilisation. La demande est moins présente dans les taureaux de réformes.

Jeunes bovins – La tension reste forte avec des stocks abondants dans les campagnes. La montée en puissance l’an passé de l’activité jeune bovin dans de nombreuses structures se heurte à un marché export très concurrentiel. Notre premier client : l’Italie reçoit des viandes du Brésil, ce qui laisse moins de place aux JB français. Ce qui est en revanche surprenant c’est le prix moyen affiché encore autour des 8€ avec une majorité d’animaux contractualisés. Pour la France, la tendance reste baissière avec des JB U qui sont passés sous la barre des 7€ en entrée en abattoir. La question de la pérennisation de la filière et de l’adéquation entre le prix des broutards et celui de la viande est importante.

Avis d’expert :

Bovins de races à viande : Le commerce sera calme avec des tarifs reconduits en toutes catégories.

Bovins de races laitières : Le recul de l’offre devrait amener plus de fluidité dans les échanges, mais pas de changement sur les prix .

Jeunes bovins : Le commerce restera laborieux avec de nouvelles baisses envisagées.

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