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Samedi 24/10/2026
Bovins viande – Les prix se maintiennent dans les femelles bouchères
Bovins de boucherie - Le climat commercial se tend dans le secteur aval avec une consommation en retrait et chahutée par les mouvements sociaux. Le début des vacances d’automne et la fin du mois apportent également de la tension sur le marché de la viande. La dégradation du pouvoir d’achat des Français fait que ces derniers rognent de plus en plus sur l’alimentation. La viande avec des tarifs qui restent élevés sur les étals fait partie des produits les plus touchés. La saisonnalité de la consommation impacte sérieusement les pièces nobles à griller, alors qu’un léger frémissement se fait ressentir pour lancer les ventes de produits à mijoter (moins onéreux).
Les industriels restent confrontés à une offre qui ne correspond pas à leurs besoins. Depuis de semaines, les éleveurs se débarrassent des animaux qu’ils ne pourront nourrir cet hiver. Le nombre d’animaux maigres ou en manque de finition reste très élevé notamment dans le secteur laitier, mais ce phénomène est également présent dans le secteur allaitant. L’activité de l’engraissement n’est pas suffisante pour aborder ce flux de réformes, ce qui conduit ces vaches vers l’abattoir, mais surtout vers un marché du steak haché surchargé.
Au niveau commercial, le niveau de la demande est réservé, mais ce qui influe sur le marché c’est le recul des ventes de steak haché. Le moteur qui tirait le marché de la viande s’est enrayé. Le climat commercial reste convenable dans le domaine des bonnes femelles Blondes d’Aquitaine ou Parthenaises. On observe une légère tension sur les Limousines ou Charolaises de qualité bouchère. Cette accalmie n’est pas ressentie de la même façon d’un abatteur à l’autre, avec des opérateurs qui maintiennent encore leurs prix dans les bonnes vaches viandées et d’autres qui commencent à mettre la pression. Les réformes allaitantes de moyenne en conformation et en manque de finition sont les plus touchées. Le nombre de femelles de race à viande n’est pas en excédent sur le marché avec une baisse des abattages de 9,4 % sur le dernier mois.
Réformes laitières – Les vacances de la Toussaint sont synonymes de baisse de commande des cantines, mais tout cela est connu et anticipé. Le marché souffre en revanche toujours d’un afflux de vaches maigres. L’accroissement des volumes d’abattage à l’automne est normal, mais les chiffres montrent une progression de 7 % sur les quatre dernières semaines. La tendance reste nettement négative sur les réformes Prim’Holsteins, Normandes ou Montbéliardes, avec une accentuation dans les vaches P1et P2.
Jeunes bovins – Les volumes travaillés en France progressent, face à l’accentuation des mises en place, l’an dernier. Sur les quatre dernières semaines, les volumes d’abattage ont progressé de 10 % en tonnage avec un poids moyen autour de 459 kg (4kg au-dessus de la moyenne annuelle). Le commerce est convenable, mais avec des écarts de valorisation importants entre les animaux contractualisés et le marché libre, ce qui brouille les cartes en termes d’analyse.


