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Samedi 29/11/2025
Bovins viande – Poursuite de la baisse en laitières.
Bovins de boucherie – Dans le secteur aval, l’activité commerciale est assez tendue avec des ventes en net repli dans les magasins, où les achats des familles sont concentrés sur les cadeaux de Noël. Les stocks gonflent dans les pièces nobles à griller, ce qui met en perspective la position européenne, qui s’apprête à ouvrir ses portes aux aloyaux sud-américains. Sur les marchés conventionnels et dans les livraisons directes en abattoir, le niveau de l’offre reste mesuré, ce qui permet une bonne tenue des prix dans les femelles haut de gamme ou de qualité bouchère. Ces animaux ont des coûts élevés de production, notamment chez les engraisseurs spécialisés qui ont subi la forte progression des prix dans le maigre. Les tarifs abordent la fin de l’année sur des niveaux records dans les bonnes femelles Blondes d’Aquitaine, Parthenaises, Aubracs, Limousines ou les Charolaises de qualité bouchère, mais également dans les vaches R correctement finies. Dans le bétail d’entrée de gamme, l’offre tend à progresser avec les rentrées hivernales. Ces gammes de marchandise commencent à subir la pression des industriels face au recul des prix des laitières.
Réformes laitières – Les ventes de viande hachée fraîche sont sérieusement impactées en cette fin de mois par les achats non alimentaires, qui passe au second plan. Il n’y a pas de black Friday alimentaire. Le surgelé résiste mieux avec un prix souvent plus abordable pour les familles. Les abatteurs profitent de sorties saisonnières plus abondantes pour peser sur les prix des réformes laitières dans un contexte européen également baissier. Les industriels sont conscients que les volumes actuels ne vont pas perdurer et que le scénario qui a prévalu tout au long de l’année va se reproduire. Ils refont leurs stocks pour mieux aborder cette décroissance, non sans une certaine inquiétude de l’inflation qu’elle génère. Pour le moment, la tendance reste baissière avec des réformes Prim’Holsteins qui se rapprochent des 6,00€. La dégradation des prix est un peu moins marquée dans les Normandes ou Montbéliardes viandées. Dans cette période de forte tension, les abatteurs accentuent la pression sur les vaches bas de gamme et en manque de viande (P-1). Les taureaux de réformes se maintiennent.
Jeunes bovins – Les disponibilités sont en accord avec un marché qui se prépare pour monter en puissance à l’export à l’approche des fêtes de fin d’année. Les volumes mis en place pour cette période devraient être plus étoffés avec des éleveurs qui veulent profiter de tarifs soutenus. La tendance reste ferme dans l’ensemble des Charolais, Limousins, Blonds d’Aquitaine ou des autres races allaitantes. En Italie, la pénurie d’offres engendre une grande fermeté des prix.
Avis d’expert :
Bovins de races à viande : La demande sera plus réservée, face au mauvais commerce dans le secteur aval, mais les tarifs vont se maintenir dans les femelles de race à viande.
Bovins de races laitières : Les industriels vont maintenir la pression sur les prix.
Jeunes bovins : Les volumes vont fortement progresser pour servir le marché italien pour les fêtes de fin d’année. Les tarifs seront facilement reconduits.


