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Samedi 14/02/2026
Bovins viande – Recul de la demande dans les femelles bouchère
Bovins de boucherie – Au niveau commercial, les abattoirs ont un peu moins de commandes, en raison de la fermeture des cantines et des départs aux sports d’hiver. Les ventes sur Rungis sont en retrait à la veille des vacances de la capitale. Le départ d’une frange des ménages plus aisés vers les stations de ski prive la boucherie traditionnelle ou des rayons de découpe des GMS (déjà en souffrance), d’un certain nombre de clients. Les ventes sont plus compliquées sur les aloyaux.
Sur le marché du vif, c’est un autre son de cloche. L’équilibre entre l’offre et la demande permet de maintenir les prix très élevés dans les très bonnes femelles Blondes d’Aquitaine, Aubrac, Parthenaises, Limousines ou Charolaises de qualité bouchère. Le déficit de marchandise tend à se renforcer dans les autres catégories, avec des abatteurs qui ont beaucoup de mal à répercuter les hausses de ces dernières semaines dans le secteur aval au regard des faibles besoins actuels. Les tarifs restent cette semaine légèrement haussiers dans les Charolaises et les vaches allaitantes R de conformation.
Réformes laitières – La situation est de plus en plus complexe pour les industriels qui peinent à fournir une demande en retrait avec les vacances. Le recul de l’offre engendre une très forte concurrence entre les abattoirs pour faire rentrer la marchandise, et cela commence dans les campagnes, avec des éleveurs qui profitent de cette tendance et ne sont pas pressés de vendre. Ce sera encore plus marqué à la mise à l’herbe avec des éleveurs qui prennent conscience de la valorisation des kg acquis. Les tarifs sont à la hausse dans l’ensemble des vaches Prim’Holsteins, Montbéliardes et Normandes.
Ce qui est en revanche plus préoccupant, ce sera les conséquences de la crise qui se présente pour la production de lait, avec des réductions de volumes qui vont inévitablement se concrétiser par des ventes de vaches. Pour les exploitations robotisées, ce sera un problème, car les investissements ne s’amortissent que sur le volume produit multiplié par le prix de vente.
Jeunes bovins – Les semaines se suivent et se ressemblent, avec un déficit toujours important de l’offre et une demande qui ne faiblit pas à la veille du ramadan, même si ce dernier a moins d’impact que ces dernières années. Les tarifs restent positifs, qu’elle que soit la gamme de marchandise.
Avis d’expert :
Bovins de races à viande : Le recul de la demande avec la fermeture des boucheries pour les vacances d’hiver va limiter la demande dans les bonnes femelles bouchères
Bovins de races laitières : La tendance restera positive face au recul de l’offre.
Jeunes bovins : Le commerce sera fluide avec des prix très fermes.


