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Samedi 28/03/2026

Bovins viande – Recul des prix dans les jeunes bovins.

Publié par Acti Ouest

Bovins de boucherie – La bonne tenue des prix dans le vif observée ces dernières semaines reste d’actualité, malgré une situation plus qu’inquiétante dans le secteur aval. Les chiffres de janvier ne sont pas bons avec une chute de 4,9% des achats des ménages en viande bovine ( -6,9% pour les viandes à bouillir ou à braiser, -3,4% pour le bœuf à griller, +4,4% pour le haché surgelé et -1,2% pour les viandes hachées fraîches (source FranceAgriMer).

Cette période est également celle des concours d’animaux de boucherie pour servir dans les points de vente haut de gamme pour les fêtes pascales. Les commandes sont en nette régression, en raison du prix élevé de la viande, et des marges qui se sont nettement amoindries chez les bouchers ou les rayons à la découpe des magasins. Les ventes sont un peu plus compliquées, avec des niveaux de prix stables (entre 8 et 11€) et qui ne reflètent pas l’envolée des prix dans les viandes conventionnelles. Sur les marchés, les tarifs restent élevés dans les bonnes femelles Parthenaises, Aubracs, Blondes d’Aquitaine de qualité bouchère. Avec la mise à l’herbe qui a débuté dans certaines régions, les opérateurs observent une réduction naturelle de l’offre, alors qu’elle était déjà basse. Cela limite la pression abordée par les abatteurs dans les Charolaises, et les autres races allaitantes de gamme intermédiaire ou de choix secondaire.

Réformes laitières – La tendance reste positive, avec des industriels qui couvrent leurs besoins, qu’en réduisant leurs activités. Ils sont très inquiets des options prises par le marché entre hausse constante du prix des réformes Prim’Holsteins, Normandes, Abondances ou Montbéliardes, et la baisse de la consommation. Le déficit de réformes laitières se répercute sur la demande des taureaux de réformes avec des tarifs très soutenus.

Jeunes bovins – Le marché français souffre de la concurrence espagnole, qui faute de pouvoir exporter ces animaux sur les pays tiers et le moyen orient, met ces produits sur le marché UE , notamment sur l’Italie ou la France. A une période où les expéditions étaient soutenues pour les festivités pascales en Italie, le commerce se montre très calme avec des industriels qui pèsent sur les prix, pour retrouver un équilibre avec nos voisins européens où les prix tendent à baisser.

Avis d’expert :

Bovins de races à viande : Les abatteurs cherchent à resserrer les prix des Charolaises, mais les volumes sont en retrait avec la mise à l’herbe.

Bovins de races laitières : Les industriels vont pouvoir profiter du férié de Pâques pour chercher à enrayer la hausse. Ils devront ensuite attendre le mois de mai avec ses 4 jours fériés.

Jeunes bovins : Le marché du jeune bovin est fortement influencé par l’activité à l’export. Or la concurrence espagnole et polonaise est forte avec des prix agressifs.

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