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Mercredi 25/03/2026

Face à un prix du porc bloqué en France, la FNP tire la sonnette d'alarme

Publié par Pleinchamp

Alors que le marché du porc remonte partout en Europe, les éleveurs français restent bloqués à des prix « intenables », alerte la fédération nationale porcine.

Alors que l’arrivée du printemps est généralement marquée par une saisonnalité haussière, la Fédération nationale porcine (FNP) alerte sur la stagnation des cours pour les éleveurs de porc français.

« Partout en Europe le prix du porc remonte depuis plusieurs semaines », indique la FNP dans un communiqué publié le 25 mars. Mais « en France, l’aval de la filière bloque un prix de base à 1,42€/kg soit un prix payé à 1,58€/kg, alors que la demande repart ».

En Allemagne, le prix moyen est passé de 1,5 €/kg début janvier à 1,7€/kg à la mi-mars. La dynamique est également haussière aux Pays-Bas et en Espagne, où le marché est perturbé par la peste porcine africaine.

Selon le cabinet d’analyse Argus, « le marché français a mieux résisté au recul observé depuis décembre dernier que les autres places de cotation, qui rattrapent désormais leur retard ».

« 25 euros de perte par porc vendu »

Mais pour la FNP, le prix actuel est « intenable » pour les éleveurs français, dans un contexte de flambée du prix de l’énergie et de tension sur le prix des aliments. Avec un coût de production de 1,82€/kg, d’après l’indicateur Inaporc, la fédération estime la perte pour les producteurs à 25 euros par porc vendu.

« Les éleveurs de porc sont dans une impasse et tous « reports de cotisations sociales, étalements d’échéances ou autres prêts à court terme » ne les en sortiront pas ! », alerte le syndicat.

Pour « sortir de l’impasse et restaurer la confiance », la FNP appelle les abatteurs, les transformateurs et les GMS à « prioriser le Porc Français en revalorisant d’urgence le prix du marché ».

Un autre motif d’inquiétude pour le syndicat est la nouvelle directive européenne IED, qui encadre les émissions industrielles, et dont la révision est attendue pour septembre 2026. En élargissant le périmètre des installations industrielles, 40% des élevages français seraient concernés, contre 8% auparavant. Une directive « funeste » aux yeux de la FNP.