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Vendredi 16/10/2026

Plan de relance agricole : 500 à 700M€, 800 projets d’avenir, un pacte sur la transmission

Publié par Pleinchamp

Le gouvernement a dessiné les contours du plan de relance destiné à armer l’agriculture française face au double défi du climat et du renouvellement des générations et in fine de la souveraineté alimentaire.

Après le plan d’urgence, visant à colmater les brèches d’une sécheresse sans précédent et décliné en plan CASI 1 (Canicule, adaptation, sécheresse, incendies), crédité de 1,3 milliard d’euros, puis l’adjonction d’un plan CASI 2, porteur notamment des prêts à taux zéro, le gouvernement a dessiné les contours du plan de relance, destiné à « nourrir les discussions parlementaires autour du budget 2027 et à accompagner la transformation de notre agriculture dans les prochaines années ».

« 500 à 700 millions d’euros »

A l’issue d’une réunion interministérielle, mercredi, autour du Premier ministre, le gouvernement a fixé quelques jalons d’ordre budgétaire, programmatique et calendaire. « On est quelque part entre 500 à 700 millions d’euros avec des crédit qui sont déjà dans la copie initiale et pour cause, on a présenté le budget pour 2027 il y a 15 jours », a dit Sébastien Leconu. Ce dernier a évoqué par ailleurs « au moins quatre amendements » de nature à permettre une « concertation efficace dans les 15 jours devant nous ». « Le plan de relance pour qu’il fonctionne, il faut qu’il vienne du terrain et on va incorporer au fur et à mesure, par amendement, les nouveautés, pour s’adapter, ce qui nous donne de la souplesse, ce qui permet à l’Assemblée nationale et au Sénat de s’emparer du sujet ».

A propos des « nouveautés », le Premeir ministre a cité la « pacte Genevard » en matière de transmission des exploitations.

"Je n’ai jamais caché que la question agricole ne pouvait pas attendre l’élection présidentielle"

Si le chfe de gouvernement a parlé, à propos des 500 à 700 millions d’euros, d’une « somme indicative », il a aussi évoqué pour ligne rouge les 5% de déficit à ne pas dépasser. « Si ça devait être plus, par définition, il faudrait le gager [le plan de relance] par des économies ou des recettes ailleurs, pour moi c’est évidemment absolument clé (…) Je n’ai jamais caché que la question agricole ne pouvait pas attendre l’élection présidentielle, que le budget pour 2027 devrait le traduire de manière évidente ».

La loi UPSA en renfort

« La relance passe aussi par les décrets d’application de la loi d’urgence agricole », a dit aussi Sébastien Lecornu. « Heureusement, on ne part pas de rien, heureusement que le gouvernement a décidé cette loi, décriée sur le terrain politicien. Je note qu’aujourd’hui que plus personne n’ose la contester et pour cause au regard de la situation dans laquelle on se trouve. Si on n’avait pas emmené la loi jusqu’à son adoption finale et jusqu’au Journal officiel au mois d’aout dernier, on serait dans une grosse difficulté » a appuyé le Premier ministre, indiquant que les ministres menaient un travail important « pour que l’ensemble des décrets d’application soient pris avant Noël ».

800 projets d’avenir agricole

« Il faut se mettre dans l’hypothèse que l’été prochain peut être difficile », a déclaré de son côté la ministre de l’Agriculture, voyant dans le plan de relance ou encore la loi UPSA les leviers pour adapter les bâtiments d’élevage aux canicules ou pour « débloquer rapidement les projets de stockage d’eau et d’irrigation, tout en respectant la ressource ».

Le plan de relance va aussi permettre de concrétiser les Plans d’avenir agricole, voués à relever le double défi du changement climatique et de la souveraineté alimentaire. « Plus de 800 projet d’avenir agricole pour la souveraineté alimentaire ont été identifiés », a dit Annie Genevard, évoquant le lancement d’un appel à projets avant la fin de l’année pour qu’ils puissent « trouver auprès de l’Etat, mais pas que, des supports, des aides, de l’aide l’ingénierie ».

La ministre de l’Agriculture a également mentionné l’assurance récolte, la présentant comme « l’outil pour dérisquer la production agricole. Il faut qu’il soit mieux compris et mieux sollicité ».