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Mercredi 20/05/2026
Quand on partait sur les chemins... de l’estive
Que l’Estivade est belle, aurait pu chanter Ferrat, que cette fête de la transhumance au cœur du Cézallier aura sans nul doute inspiré. Ici, la tradition perdure quand le printemps est arrivé...
Qu’est-ce qui fait le succès non démenti de l’Estivade en Cézallier, 34e du nom cette année ? “C’est une question qu’on se pose tout le temps !”, s’amusent Alain Fournal et Augustin Boussugue, respectivement président et secrétaire de l’association. La réponse tient selon eux à plusieurs éléments : “D’abord, la notion de fidélité aux éleveurs et à des traditions encore bien vivantes, ce sont vraiment des gens authentiques, la transhumance ici ce n’est pas du folklore ni du cinéma, les troupeaux montent réellement ce jour-là à
la montagne”, avance Augustin Boussuge. Authenticité, fidélité aux valeurs et pratiques ancestrales de ces hautes terres, mais aussi ambiance familiale, avec les enfants, petits-enfants, cousins, cousines, amis... pour qui l’Estivade est un lieu de ralliement avec la fierté d’accompagner les éleveurs de la famille dans leur défilé. C’est aussi l’une des toutes premières fêtes dans le calendrier local, départemental et même régional. “Fin mai, le printemps est là, les gens ont envie de sortir”, confirme Alain Fournal, ajoutant la gratuité comme facteur d’attractivité de l’évènement qui rassemble plus que les populations d’Aurillac et Arpajon-sur-Cère réunies le temps d’une journée dans les rues de la capitale du Cézallier, au point de saturer le réseau téléphonique au plus fort de la manifestation.
Si la salers en reste la star
incontestée, les organisateurs ont toujours à cœur de promouvoir le travail des éleveurs du territoire, quelle que soit la couleur de la robe de leur troupeau. Ainsi, cette année, c’est la brune des Alpes qui sera à l’honneur, celles de Joël Labize et ses fils, qui valorisent le lait riche de cette vache rustique en un autre emblème du Cézallier, l’AOP saint-nectaire (lire en p.7). Et parce que bovins et équins ont toujours fait bon ménage dans ces vastes espaces herbagers, c’est le cheval de race Auvergne - un petit cheval au caractère doux que des passionnés réunis au sein de l’Ancra (Association nationale du cheval de race Auvergne) s’attachent à sauvegarder - qu’il sera aussi donner de découvrir.
Au rythme des troupeaux
Voici les principaux temps forts de cette édition. Samedi, la journée des éleveurs débutera par la bénédiction des troupeau à Maillargues par le père François, à partir de 9 h 45 et tout au long de la journée. Ces derniers défileront successivement dans la cité toutes les 30-45 minutes de 10 heures à 12 heures puis de 14 à 17 heures, avant le défilé de clôture avec les races invitées à 17 h/17 h 30. Le grand marché des produits de terroirs, marché de pays et d’artisanat et les stands des marchands ambulants ouvrira ses étals à 10 heures. Toute la journée du samedi, les rues, places... seront animées par deux bandas (Les Buffadous de Romagnat et les Orangers (Nièvre), deux groupes folkloriques (de la Haute Truyère et les Troubadours des Bruyères) tandis que les enfants pourront venir découvrir les animaux de la mini-ferme avec leurs parents dans un véritable havre paisible au cœur de la fête. Halte aussi à la salle Maurice-Jalenques pour apprécier l’exposition Burons du Cézallier proposée par l’association Cézallier Vallée de la Sianne. Enfin, ne passez pas à côté de l’estimation du poids de l’imposant taureau salers ni du jeu concours de L’union du Cantal.
Dimanche, départ en fanfare à 9 h 30 pour la montada depuis la place du Cézallier pour suivre le troupeau de la famille Fournal jusqu’à l'estive au terme d’un parcours de 22 km (aller/retour) avec un arrêt musical à Pradiers.