Halte à l’écologie punitive

Raphaël Lecocq

Halte à l’écologie punitive
glyphosate.gouv.fr

C’est le message commun de quatre organisations agricoles représentantes des grandes cultures. La réforme de le Redevance pour pollution diffuse (RPD) est la goutte de phyto qui fait déborder le vase d’expansion.

« Conseil stratégique obligatoire, séparation du conseil et de la vente, suppression des remises rabais ristournes sur les produits phytosanitaires, interdiction de produits sans solutions, la liste des contraintes imposées par le gouvernement, ayant un fort impact économique sur l’activité des producteurs de grandes cultures, s’allonge tous les jours. Et que dire du fait que ces décisions arbitraires, n’aient fait l’objet d’aucune étude d’impact ». L’AGPB (céréales), l’AGPM (maïs), la CGB (betterave) et la FOP (oléoprotéagineux) sont montées au créneau ce mercredi pour dénoncer l’écologie punitive dont serait frappée l’agriculture française.

La RPD, un tiers du résultat moyen

Dans le viseur des organisations figure notamment la plateforme mise en ligne par le gouvernement sur la sortie du glyphosate. La Réforme de la redevance pour pollution diffuse (RPD) est jugée tout aussi stigmatisante. Entrant en vigueur le 1er janvier prochain, elle va se traduire par une hausse des taxes sur les substances les plus problématiques pour l’environnement. Le taux de la redevance variera de 0,90 à 9 €/kg contre une fourchette de 0,90 à 5,10 €/kg actuellement, auquel va s’ajouter un taux additionnel de 2,5€/kg ou 5 €/kg selon les substances. Le tout va se traduire par une « augmentation de plus de 100 millions d’euros prévue dans le projet de loi de finances pour 2019 », dénoncent les organisations. « Les Pouvoirs publics savent-ils qu’une exploitation de grandes cultures dont le revenu moyen par actif est, sur les cinq dernières années, de l’ordre de 2500 euros par an (*), va subir un surcoût de plus 1500 euros, soit potentiellement le tiers de son résultat ! Comment peuvent-ils envisager une hausse de taxe au détriment d’un secteur qui traverse une crise sans précédent depuis maintenant cinq années ? ».

Trois exigences

L’AGPB, l’AGPM, la CGB et la FOP appellent « le gouvernement et les parlementaires à renoncer à l’augmentation de la RPD, à fermer la plateforme « glyphosate », à revenir à une position de sagesse sur la séparation du conseil et de la vente des produits phytopharmaceutiques ».

(*) Charges sociales déduites – Source Agreste – RICA OTEX 15

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Commentaires 7

cash38

Monsieur le ministre vous prenez les agriculteurs raisonnables pour des cons ! Je fais partie des agriculteurs les plus diplômes de France, j'ai fait longtemps partie du conseil général de l’agriculture que vous avez contribué à noyauter par une assemblé de docteurs haineux et rancuniers. Bravo continuez, vous n'avez pas encore réussi à nous tuer tous ! Faites le beau à l'APCA où la direction est transmise de pairs en fils par la FNSAFER, ("ha! les affaires de la SAFER" cela passe bien avec l'accent alsacien) et continuez à nous ruiner, à moins que vous ne tombiez sur un bug !

alain

laurbio si vous n'admettez pas que le principe payeur-pollueur est non seulement imbécile et méprisant, ça va mal se terminer.
taxer pour changer c'est nous prendre pour des c..ns
toutes ces attaques en règle de l'agriculture sont des raccourcis insupportables.
où sont les techniques de remplacement aussi efficientes où sont les techniques économiquement acceptables.
vous voulez une agriculture sans pesticide mais vous êtes loin de vous imaginez qu'il va falloir en mettre le prix.
que nous fassions 10 ou 30 ou 100 qx en soi ce n'est pas une finalité par contre assurer la pérénnité de nos entreprises agricoles et avoir un salaire décent (correspondant un travail qualifié) n'est pas négociable.

PAGAIE 9715

Monsieur Macron n'a plus que les bobos ecolos urbains et ..... pour soutenir sa politique .Il va leur offrir l'agriculture comme trophée . SE faire oublier qq temps revenir dans qq années et faire croire qu'il est le sauveur du climat .A 40 ans il peut sevir qq decennies a sacrifier la ruralité.

hetre umain

se qui ne vas pas etre pris sur le carburant c est l agriculture qui vas le réglé merci

digue3942

ça fait penser à l'école des années 50 -60 où on s'est fait taper sur les doigts pour la moindre bêtise .....nous paysans , on retrouve dans cette écoles devant ces grands maitres ...IGNORANTS.....ces nouveaux pédagogues où nous sommes appelés à être leur souffre-douleurs...quelle honte pour ces grands malades qui sont autour de nous.

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