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La Cooperl inaugure un méthaniseur géant sans épandage

A.M. avec l'AFP

La Cooperl inaugure un méthaniseur géant sans épandage
Vue d'ensemble du méthanisateur "Emeraude bio-énergie" à Lamballe (Côtes-d'Armor)

La Cooperl, numéro un du porc en France, a inauguré le 13 juin à Lamballe (Côtes-d'Armor) un méthaniseur géant qui sera capable de produire dès octobre l'équivalent de 75% de la consommation de gaz domestique de la ville.

Le biogaz produit sur le site (79 millions de kwh/an) sera injecté dans le réseau GRDF et couvrira l'équivalent des besoins de 3 100 logements de 100 m2 environ, a détaillé Franck Porcher, directeur des activités environnementales de la coopérative. "Emeraude bio-énergie" est un méthaniseur de grande capacité (156 000 tonnes/an) qui fonctionnera exclusivement à partir de déchets issus des sites de production et élevages des adhérents de la Cooperl et qui ne nécessitera aucun épandage après traitement des déchets, contrairement aux installations classiques, a expliqué M. Porcher. Cela grâce au choix d’une double technologie "de stripping" (transformation physique de la vapeur d'eau en liquide) et d’évapo-concentration qui produit en fin de cycle une eau pure ré-exploitée dans le méthaniseur et un fertilisant naturel.

"C'est un outil unique dans sa conception. 100% de ce qui y est mis y est revalorisé, alors que la majorité des méthaniseurs sont avec des plans d'épandage", a assuré M. Porcher. La matière organique sortant du méthaniseur sera valorisée en engrais, et l'azote restant en sulfate d'ammonium. "L'eau qui ressort est pure, soit 100 000 m3 d'eau par an", selon le directeur. 

Actuellement, 120 des 2 700 adhérents de la Cooperl ont accepté l'installation sur leur élevage d'une technologie qui permet une séparation liquide/solide des effluents et facilite leur collecte pour alimenter le méthaniseur. Selon le directeur de la coopérative, Emmanuel Commault, l'investissement pour le méthaniseur s'élève à 17 millions d'euros, dont 2,2 millions d'aides publiques. "On peut réenvisager un développement (de la filière porcine en France) en prenant totalement en compte l'exigence environnementale", a estimé M. Commault. 

Valorisation des déchets

Parmi les autres projets en développement de la Cooperl, une unité de production de micro-algues, ainsi qu'une usine de biocarburants. Celle-ci devrait permettre de produire 10 millions de litres de biodiesel par an et d'alimenter dès 2021 l'ensemble de la flotte de la coopérative. "Le mot déchets ne doit plus exister (...). Tout se transforme. Ce qu'on veut, c'est créer de la valeur", a résumé Franck Porcher. 

Créée en 1966, la Cooperl, dont le siège est à Lamballe, compte 7 000 salariés sur 25 sites de production en France. En 2018, son chiffre d'affaires s'est élévé à 2,3 milliards d'euros. En 2013, elle a créé deux filiales en Russie et en Chine. Un méthaniseur-pilote, dix fois plus petit que celui de Lamballe, avait été mis en oeuvre en 2016 en Chine par la Cooperl dans sa ferme d'animaux reproducteurs, à Linzhou, dans le Henan.

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Commentaires 5

Laraison

De très gros investissements ont été faits dans … la communication. Il est absolument certain que la viande produite ne sera jamais un sous produit de la production de gaz; ni dans les esprits ni dans les faits ?

1584

comme pour tout y a des pro et des anti ; on a vu en Russie et au Japon ce que ça donne si une centrale nucléaire est endommagée dans le cas d'un méthaniseur aussi géant soit-il s'il arrive un problème ça ne fera qu'un gros prout et rien de plus.

Tom

C est toujours pareil avec ces pseudo écolos qui sont toujours contre toute forme de progrès mais qui profitent très bien du système demander a laurbio si elle s éclaire à la bougie à bon entendeur

viking537

sous le pretexte du biogaz et de lécologie ont nous vante ce système en nous présentant la production de gaz sans parler du cout et de la pollution générée soi l apport de 1000 remorques de 12T par mois.a quand un article qui tient compte de toutes les données.par magie l eau ressort pure les fertilisants sont naturels je ne demande qu a y croire si on présente au grand public ces projets en toute objectivité

laurbio

Le gaz qui sort de ces usines ne devrait pas s'appeler biogaz, mais plutôt gaz naturel issus de l'agriculture intensive, polluante et très consommatrice d'Energie.

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