anonymous

Les importations de poulet continuent d'augmenter en France

Pleinchamp avec l'AFP

Les importations de poulet continuent d'augmenter en France

La filière volaille constate que les importations de poulets continuent à augmenter en France, et craint que le phénomène s'accentue en cas de Brexit sans accord et de signature par l'UE du Mercosur.

"Au 1er semestre 2019, alors que la consommation de poulet augmentait de  2,4% en France par rapport au 1er semestre 2018, les importations  progressaient de +4,7% tandis que la production française diminuait de -3,6%", a indiqué le 12 septembre dans un communiqué Anvol, l'interprofession de la volaille  française. La situation n'est pas nouvelle : alors qu'en 2000, les importations représentaient 25% des poulets consommés en France, ce taux s'élevait à près de 45% en 2018.    

Le problème pour la filière est que le phénomène continue de prendre de l'ampleur, malgré les mesures prises pour le contrer. L'objectif principal du plan de filière piloté par Anvol, présenté dans le cadre des états généraux de l'alimentation, "est en effet la reconquête du marché national, tout en prolongeant les actions en faveur du bien-être animal et la préservation de l'environnement", rappelle l'interprofession. La filière volaille indique vivre aujourd'hui "sous la menace d'un nouveau bond des importations avec le Brexit et l'accord UE/Mercosur", selon le texte.   

"Un "Hard Brexit" représenterait une hausse potentielle des importations sur le marché européen de plus de 370.000 tonnes de viande de volaille, du fait de la répartition des contingents des OMC entre l'Europe à 27 et le Royaume Uni", explique Anvol. De plus, "selon les droits de douanes qui seraient appliqués entre le  Royaume-Uni et l'Union Européenne à 27, les volumes de 657.000 tonnes, historiquement exportés vers le Royaume-Uni, pourraient être très fortement revus à la baisse".   

"Quant à l'éventuelle ratification de l'accord UE/Mercosur, il impliquerait l'arrivée de 180.000 tonnes de volailles supplémentaires sur le marché  européen", ajoute le communiqué. Pour l'interprofession, la confirmation de la décision du président Macron de ne pas signer le traité du Mercosur "serait un soulagement pour la filière, tout comme la récente annonce du gouvernement visant à imposer l'identification de l'origine des viandes en restauration hors domicile" (cantines et restaurants). Cependant, la filière estime qu'il faut aller plus loin en imposant cette identification sur les plats préparés, "où 60% du poulet est importé", ajoute  Anvol.   

Commentaires 2

viking537

eleveur depuis plus de 40 ans je soutiens les actions en faveur du bien etre animal comme beaucoup d entre nous qui aiment leurs bètes.une majorité de nos compatriotes, les yeux rivés sur leurs smartphones achètent en GMS des plats préparés a base de viandes importées depuis des milliers de km tout en militant pour l environnement et en critiquant l elevage français.aimer son pays c est faire travailler ses compatriotes vive le patriotisme,stop au mondialisme!!!!

Panurge79

Les consommateurs français n'achètent donc pas que du bio et du label en circuit court ? Tiens donc, ce n'est pas ce qu'on nous raconte du matin au soir à la radio, télé ou journaux !
Produisons toujours plus et toujours mieux mais le consommateur achète avec sa bourse et nous, on se fait piquer nos marchés parce que nous ne sommes plus compétitifs. Et les anti-viandes, financés par les américains, se frottent les mains: leur objectif de détruire l'élevage français est en train de se réaliser. Ils vont pouvoir nous fourguer leurs steacks sans viandes...

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires