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Saint-Louis Sucre détaille son plan de suppression de près de 130 postes

AFP

Saint-Louis Sucre détaille son plan de suppression de près de 130 postes

La filiale française du groupe allemand Südzucker, Saint-Louis Sucre, a présenté mardi aux représentants du personnel son plan de restructuration, qui prévoit la fermeture de deux de ses quatre sucreries en France, lors d'un comité social d'entreprise (CSE), à Paris.

Sans surprise, les documents remis aux représentants des salariés actent la suppression de près de 130 postes sur les 723 que compte la branche française du premier groupe sucrier mondial, annonce Saint-Louis Sucre dans un communiqué. Plus précisément, 74 des 82 postes de la sucrerie de Cagny (Calvados) et 53 des 58 que compte le site de conditionnement de Marseille, seraient donc supprimés.   

La sucrerie d'Eppeville, dans la Somme, verrait en revanche 46 des 132 salariés du site maintenus, notamment pour le besoin des activités de déshydratation et de stockage, et les 76 autres salariés, affectés à la production, se verraient proposer un reclassement à "poste équivalent", dans le site voisin de Roye.   

Le sort des centaines de cultivateurs de betteraves qui travaillaient jusqu'à présent pour le groupe, est en revanche beaucoup plus flou.  "Les betteraves actuellement traitées par la sucrerie d'Eppeville le seraient à Roye, avec un ajustement de volume", indique sans plus de précision Saint-Louis Sucre. "Quant aux betteraves de Cagny, une partie d'entre elles, principalement cultivées dans l'Eure, seraient traitées par la sucrerie d'Etrépagny", qui se trouve dans ce département, ajoute Saint-Louis Sucre, qui affirme vouloir "permettre au plus grand nombre de planteurs de poursuivre la culture de la betterave".   

Le site de Cagny représente un débouché pour quelque 1036 planteurs de betteraves, celui d'Eppeville pour 1.268 planteurs. La procédure d'information et de consultation démarrera formellement lors d'un nouveau comité social d'entreprise (CSE) central, le 25 avril prochain, à Paris.

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