Lait bio : l'engouement pour le bio ne se dément pas

PARIS Le réseau CERFRANCE

Lait bio :  l'engouement pour le bio ne se dément pas

Pour la France, l’objectif fixé lors des EGA est de passer de 6.5 % à 15 % de surfaces bios et d’accroître la part du bio dans la restauration collective.

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Les consommateurs européens le plébiscitent. Une progression 2017-2016 de 18 % en Allemagne, 12 % en Autriche, 15 % en France. Cet engouement s’étend à l’ensemble de l’Europe mais aussi en Chine. Le bio à destination de la Chine a progressé de 80 % du fait de la poudre bio consommée par les enfants. Les entreprises accompagnent le mouvement et poursuivent les conversions. Arla Foods en tête, avec une croissance de 7 % sur 2018, est le plus gros opérateur mondial.

La politique et la législation sont au rendez-vous

 Le 22 mai 2018, l’Europe a adopté le règlement européen pour l’agriculture biologique après 4 ans de négociations. La France lance les concertations pour définir le plan ambition bio 2022 et parvenir à 20 % de produits bios en repas hors foyer

La dynamique française en lait bio

La production française de lait bio s’est élevée à 710 millions de litres de lait d’avril 2017 à mars 2018. Elle est en hausse de 28 % / N-1 avec près de 3100 producteurs. Si le Grand Ouest concentre la majorité de la production, les plus fortes progressions reviennent au Sud Ouest et Auvergne Limousin qui doublent leur volume par rapport à N-1. 2016 et 2017 ont été propices aux conversions et cette dynamique se poursuit sur 2018, incitée par les aides à la conversion et le prix attractif du bio qui connaît un différentiel de + de 100 € /1000 litres, comparé au prix du lait conventionnel. Le milliard de litres de lait devrait être atteint en 2020 (780 millions en juillet 2018).

 

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Quels enjeux pour la filière bio lait de vache ?
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Plusieurs axes se dessinent:

• accompagner la croissance du marché graduellement,

• produire français, éviter l’import européen, structurer les outils et la logistique sans créer de déséquilibre momentané au risque d’effondrer le prix et l’émulation des producteurs,

• diversifier et promouvoir la transformation du lait bio pour réduire l’importance du lait liquide consommé dans le marché et limiter les déclassements,

• être vigilant sur le coût de production et la compétitivité de la filière française pour se prémunir d’un marché plus concurrentiel et moins porteur quand il sera mature et s’affranchir des aides publiques qui baisseront à terme.

 

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Article CERFRANCE - Veille Economique Agricole - novembre 2018 - Jean-Yves MORICE

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