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Berger, un des plus vieux métiers qui se modernise à grande vitesse

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Jeune et berger

Depuis les années 2000 la filière s’est prise en main avec pour objectif de redorer le métier d’éleveur ovin et assurer le renouvellement des générations.

La filière ovine en France c’est 5,3 millions de brebis et agnelles dont 28% sont des laitières. C’est aussi 44 400 emplois directs et indirects à temps plein et plus de 10 000 postes à pourvoir dans les 15 prochaines années. C’est dire si la problématique de transmission est très forte. C’est pourquoi la filière met en place des programmes de dynamisation auprès des jeunes porteurs de projet. C’est la mission d’inn’Ovin, instaurer une dynamique positive sur l’ensemble des territoires et d’optimiser une filière riche de compétences, d’initiatives et d’énergie. « C’est une filière qui se bouge, qui est à la recherche des attentes sociétales et de jeunes pour reprendre le flambeau » affirme Patrick Soury, Président du Comité d’Orientation Ovin National d’Inn’Ovin.

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Ils sont jeunes. Ils sont bergers.

Marion Chomel, 27 ans, est éleveuse de brebis laitières Manech à Tête Rousse dans le Pays Basque. Le temps d’un été, lors d’une visite dans la famille de son grand-père, elle découvre ce métier : traire, amener les brebis à la pâture, les travaux en extérieur. Devenir agricultrice devient alors une évidence. Après 5 ans d’études supérieures en agriculture à Anger, elle se pose déjà la question de la reprise de la ferme de son enfance. Puis deux années de parrainage lui permettent de concrétiser ce projet de s’installer en Gaec avec un membre de sa famille. Marion est une véritable passionnée ce qui lui permet d’accepter de fortes contraintes avec notamment beaucoup d’astreintes comme la traite 2 fois par jour, les agnelages et les travaux des champs.

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Crédit photo : Marion Chomel 2© Denis Bibbal - Artgrafik #devenireleveur

« Un métier qui se réinvente tous les jours »

Damien Fraysse, 30 ans, dans sa famille on est éleveur de brebis depuis 9 générations dans le Quercy. « Je suis un peu comme Obélix, je suis tombé dedans étant petit » nous indique Damien en souriant. Avec son père, il élève 700 brebis Causse du Lot sous le signe de qualité « IGP Agneau du Quercy ». Ce qu’il aime dans son métier, c’est sa pluralité, sa polyvalence. « C’est un métier qui se réinvente tous les jours ».  Et la suite, comment l’aborde-t-il ? « Avec le départ de mon père en 2023, c’est forcément une réflexion que j’ai en ce moment ». Apprentissage, interventions dans les écoles, son objectif c’est « aider des jeunes dans la création de leurs projets » et leur donner envie de poursuivre dans cette voie. Bergers, un métier d’avenir.

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Crédit photo : Damien Fraysse ®pascalSANDRIN_018 bis

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