La France, 1er exportateur mondial de semences

Raphaël Lecocq

La France, 1er exportateur mondial de semences

La balance commerciale affiche un bénéfice de 947 M€ pour la campagne 2017/2018. Le maïs devance les potagères et les oléagineux. L’Allemagne est notre premier client, devant l’Espagne et l’Italie.

Le Gnis à la manœuvre

Le Groupement national interprofessionnel des semences et plants (Gnis) mène des actions nombreuses à l’étranger. Son service des Relations internationales a pour objectif de représenter et de promouvoir l’expertise française, de servir le développement de la filière semencière française à l’international en créant un contexte favorable à nos exportations, et enfin de coopérer à partir de notre modèle d’organisation.

1,64 Milliard € : c’est le chiffre d’affaire réalisé par la filière semences et plant à l’export pour la campagne 2017/2018, selon le Gnis. Une performance qui permet à la France de préserver sa première place mondiale, devant les USA et les Pays-Bas. Les exportations françaises ont progressé de 1,7% tandis que les importations, qui se sont élevées à 696 M€, ont connu une hausse de 4,6 %. Le solde de la balance commerciale s’élève 947 M€, en retrait de 0,4 % par rapport à la campagne précédente. En France, la production de semences est assurée par un peu moins de 20.000 producteurs sur environ 400.000 ha.

La France, 1er exportateur mondial de semences

Maïs en tête, betteraves et fourragères déficitaires

Le maïs est l’espèce la plus profitable, générant un solde positif de 442 M€, en hausse de 12%. Elle devance les potagères et florales, affichant un solde de 268 M€ (-8%), les oléagineux (232 M€, -2,3%), et les pommes de terre, créditées d’un solde de 70 M€, en hausse de 21%. Les céréales à paille enregistrent un solde bénéficiaire de 20 M€, en hausse de 22%. Le bilan est en revanche négatif pour les semences de betteraves, le déficit commercial s’aggravant, passant de 12,4 M€ à -40,5 M€, en dépit d’un solde positif en betteraves fourragères de 5,9 M €. Le bilan pour les espèces fourragères, traditionnellement négatif, s’est également creusé en 2017/2018 pour atteindre -57 M€.

L’Allemagne, premier client

L’Allemagne reste le premier partenaire à l’export avec des exportations à hauteur de 238 M€, devant l’Espagne (185 M€), l’Italie (134 M€) et les Pays-Bas (115 M€). Mais c’est avec l’Espagne que le solde commercial est le plus important (162 M€), devant l’Allemagne (136 M€) et l’Italie (111 M€). Au total, l’UE représente 69,6 % des ventes (+1,4%) et 78,8% du solde commercial (+5,7%). Les pays de l’Europe de l’Est (Bulgarie, Croatie, Hongrie, Pologne, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie), affichent un solde global de 211 M€ (+7%). Les pays tiers enfin génèrent un solde positif de 296 M€ (-10%), la CEO Occidentale (Fédération de Russie, Ukraine, Belarus, République de Moldavie, Géorgie) générant un solde de 187,9 M€, devant le Maghreb et l’Afrique subsaharienne (81 M€), le Proche-Orient et le Moyen-Orient (49 M€), les autres pays d’Afrique (34 M€) et l’Asie (10 M€). Le solde est en revanche négatif avec l’Amérique latine (-51 M€) et les USA (-23 M€).

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