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La jaunisse de la betterave, « une crise sanitaire sans précédent »

A.M.

La jaunisse de la betterave, « une crise sanitaire sans précédent »
A deux mois de la récolte, la CGB indique que les premières prévisions de rendements en France sont déjà inférieures à 80 tonnes à 16° S par hectare, niveau le plus bas depuis plus de 15 ans (©CGB)

En raison du virus de la jaunisse qui fait des ravages dans les parcelles de betteraves, la CGB estime le manque à gagner pour les betteraviers à 100 millions d’euros minimum. Face à cette « crise sanitaire sans précédent », elle appelle le ministre de l’Agriculture à une mobilisation forte pour accompagner la filière betterave-sucre-bioénergie dans la mise en œuvre de solutions techniques et financières.

« Au fil des semaines, la plaine betteravière jaunit et les inquiétudes se confirment : les betteraviers français sont confrontés à une impasse technique pour protéger leurs betteraves des attaques de pucerons, vecteurs de la jaunisse virale », indique-t-on à la Confédération générale de planteurs de betterave (CGB).

Malgré le recours à plusieurs traitements en pulvérisation, certaines situations sont « dramatiques », alerte la CGB, face à ce qu’elle qualifie de « non-sens économique et environnemental ».

Le Président de la CGB, Franck Sander, appelle le ministre de l’Agriculture nouvellement nommé, Julien Denormandie, à « prendre la mesure de cette crise » en identifiant « des solutions financières pour soutenir les agriculteurs les plus touchés ». Il rappelle la volonté d’Emmanuel Macron d’éviter les impasses techniques et affirme qu’il faut « donner les moyens techniques aux agriculteurs de protéger leurs betteraves contre les ravages mortifères de ce virus ».

Des prévisions de rendement au plus bas

A deux mois de la récolte, la CGB indique que les premières prévisions de rendements en France sont déjà inférieures à 80 tonnes à 16° S par hectare, « niveau le plus bas depuis plus de 15 ans (contre 87 tonnes/ha pour la moyenne 5 ans) ». « Dans les régions les plus touchées (Centre Val de Loire, Ile-de-France à ce jour), les pertes de récoltes atteignent déjà 30% et seront les plus élevées de mémoire de betteravier ».

La CGB estime « qu’à date les pertes de rendements vont se chiffrer à 100 millions d’euros minimum pour les betteraviers, avec plus de 1 000 euros de pertes à l’hectare dans les cas les plus alarmants ».

« Au-delà de la récolte en cours, cette situation décourage les betteraviers et pourrait entrainer une baisse drastique des surfaces pour les semis 2021 si aucune réponse n’est apportée », estime le syndicat. Les surfaces de betteraves étaient déjà en baisse par rapport à l’an dernier, à 425 000 hectares contre 447 000 hectares en 2018-2019.

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Commentaires 29

Etama

@adada tout à fait d'accord, seulement y a beaucoup de monde qui gravite autour du sucre et qui vit grassement alors ça interpelle, mais colza sans insecticides dignes de ce nom, c'est la seule tête de rotation possible qui va disparaître, céréales avec pyrèthres plus ou moins inefficaces, c'est guère mieux, variétés soit disant tolérantes à la jaunisse avec des rendements inf. de 15% et nécessitant quand même un insecticide contre cicadelles c'est pipo .
Pas grave tout ça, un paysan c'est fait pour bosser et crever en silence , tout le monde s'en balance (pour rester poli !) .

l'utopiste

Adada , je suis sidéré par votre propos ! 100 ha., 200 ha. ,++++???....Et dire que chez nous on vit à deux sur......,55 ha. !!!, mais en Cultivant la terre !.....et ce n'est pas la plaine de la Beauce.....,mais plutôt la Bosse de la plaine !

adada

des que ca touche a la betterave les lignes bougents les eleveurs laitiers , les arbo peuvent crever, il faut dire que jusqu a il y a qq années c'etait de l or , des exploitations avec 100ha vivaient largement , on voit le twittos vincent se plaindre a longueur de tweet , mais il faut qu il aterisse , avec 120ha comme lui plus personnes ne vit ds bcp de secteur ou 200 c'est le minimum , 120ha c'est meme pas un mi temps en travail il faut se rendre compte

marin 347

une seule solution mettre des masques au betteraves

Etama

Que les producteurs de betteraves se rassurent, ils ne sont pas les seuls à souffrir de la décisions de retrait des néonicotinoides , des régions entières voient leurs cultures de céréales anéanties par la jaunisse , céréales qu'il est bon de préciser ne sont aucunement des plantes mellifères, argument fallacieux retenu pour justifier le retrait d'utilisation d'une molécule en rien responsable de la mortalité des abeilles .

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