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Bakus, le « ro-beau » viticole

Raphaël Lecocq

Bakus, le « ro-beau » viticole

Le robot est proposé en deux configurations pour vignes étroites et vignes hautes. Après la Champagne, il va se déployer dans le bordelais et en Bourgogne, en mode travail du sol, avant d’intégrer la pulvérisation avec récupération de bouillie.

Bakus, le « ro-beau » viticole

C’était en 2016, autrement dit une éternité. Cédric Bache, jeune ingénieur en génie informatique, et son père, vigneron en Champagne, automatisaient un chenillard thermique interligne. La start-up Vitibot était née. En 2018, Hektor était remisé pour laisser la place à Bakus, un enjambeur 100 % autonome et 100% électrique, adapté au vignoble champenois.

En 2019, Bakus abandonne son toit-panneau solaire - mais pas l'esthétique - de façon à pouvoir enjamber tout rang de vigne, quelle que soit sa hauteur. Le robot est désormais proposé en deux versions, à savoir P75b pour vignes basses (tunnel de 1,75 m X 0,60 m) et P75h pour vignes hautes (tunnel de 2,20 m X 0,80 m). Les deux robots, qui développent une puissance de 75 KWh, sont aptes à affronter des pentes de 45% et des dévers de 15%. Bakus peut être doté des X-Tweel de Michelin, des pneus sans air dont les rayons déformables en polyuréthane relient le moyeu rigide à la bande de roulement à structure radiale.

Cédric Bache, co-fondateur de Vitibot

Levée de fond

Les Bakus sont actuellement exclusivement dédiés à l’entretien mécanique du sol. Vitibot a notamment développé en interne un intercep électrique. La pulvérisation est l’autre sujet de la start-up, qui a conçu un système intégrant des bacs récupérateurs, le robot emportant 2 X 200 l de bouillie. Elle fera l’objet de présérie en 2020 avant sa commercialisation programmée pour 2021.

2020, c’est aussi l’année, où Bakus va sortir de ses terres natives champenoises pour aller conquérir Bordeaux, puis la Bourgogne. Pour soutenir son développement, Vitibot va procéder à une deuxième levée de fond, après les trois millions d’euros levés en 2018. « La première levée de fond était destinée à financer la recherche et le développement », explique Cédric Bache. « La seconde va assurer la montée en puissance de la production et de la commercialisation ». Une dizaine de Bakus est actuellement en parc.

Les robots sont conçus et fabriqués au siège de l’entreprise à Reims (Marne), à partir de composants provenant à 85% de France. Compter aux alentours de 200 000 euros l’exemplaire, incluant la remorque de transport et deux ans de garantie pièces et main d’œuvre, extensible à quatre ans.

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