Bovin boucherie : Peu de changement dans les allaitantes

Bovin boucherie [Analyse commerciale sem 41-2021]

Bovins races allaitantes : En ce mois d’octobre où les taxes automnales tombent et le prix des énergies flambes, les entreprises ajustent leur activité à l’approche des vacances de la Toussaint. Les pièces qui composent l’aloyau et les globes  se vendent avec plus de difficulté avec la baisse des températures. Dans ce marché sous tension, la boucherie traditionnelle tire son épingle du jeu avec une qualité constante dans les viandes proposées et un relationnel avec le consommateur qui fait souvent la différence. L’activité commerciale ne montre pas de grand changement dans le domaine des femelles haut de gamme ou de qualité bouchère.  Dans les Charolaises de milieux de gamme ainsi que dans l’ensemble des allaitantes de choix secondaire, l’équilibre offre/demande reste à la faveur de la production ce qui empêche toute pression de la part des acheteurs. Ces derniers gardent néanmoins la maîtrise des prix dans un commerce qui est largement centralisé par des livraisons directes.
Réformes laitières – La demande se rétracte à l’approche des vacances de la Toussaint et de la fermeture des cantines et restaurants scolaires. Les bonnes vaches Prim’holsteins, Normandes ou Montbéliardes viandées ainsi que les taureaux de réformes ne sont pas en surabondance ce qui permet de tenir les prix.  Les industriels renforcent en revanche la pression sur les animaux d’entrée de gamme P-1 et P-2 dont les références tarifaires sont absentes de l’ensemble des cotations.
Jeunes bovins – Le commerce reste porté par le manque de production et par une demande très forte des autres pays de l’UE, dont les tarifs sont largement supérieurs aux prix français (notamment en Italie). Cette insuffisante de marchandise engendre une remontée des prix sur l’ensemble des JB de race a viande. Peu d’évolution dans les laitiers, qui sont souvent contractualisés pour la fourniture de minerais aux leaders de la restauration rapide.

Avis d’expert :

Bovins races allaitantes : le commerce des allaitantes restera sous le contrôle des abattoirs malgré une offre restreinte.

Bovins races laitières : Les bonnes vaches vont se maintenir, mais les industriels vont maintenir la pression sur les P1 et P2 légères.

Jeunes bovins : La tendance restera positive avec un déséquilibre favorable à la production.