Bovin boucherie : renforcement de la hausse pour les laitières

[Bovin boucherie : analyse commerciale sem 03-2022]

Bovins races allaitantes : L’animation commerciale sur les marchés de bétail vif est favorisée par une offre limitée dans les campagnes. Les abattoirs accentuent la pression sur leurs fournisseurs pour attirer la marchandise en direct, ce qui prive les marchés en vif de volume et limite la concurrence entre les acheteurs sur le terrain. Dans le domaine des bonnes femelles de cheville pour la boucherie traditionnelle, malgré une demande en repli pour la fin du mois, le recul de l’offre permet une bonne tenue des prix pour les génisses et jeunes vaches Aubracs, les Parthenaises ou les Blondes d’Aquitaine de qualité bouchère. Dans les Limousines, l’offre et la demande sont à l’équilibre avec des cours stables. Dans ces gammes de marchandise, souvent finie à l’aliment, la problématique devient inquiétante, car la hausse du prix du maigre (corrélée avec celui de la viande) et des aliments, met à mal la rentabilité économique faute de relèvement des prix dans la viande.

La commercialisation reste en revanche assez fluide dans les Charolaises dont le cheptel a fortement baissé en 2021. Les Charolaises lourdes sont mieux valorisées, mais c’est dans les vaches R, même âgées de plus de 10 ans que le commerce s’active. La demande est soutenue dans les autres races allaitantes ou croisées de choix secondaire avec des abatteurs qui observent un recul de l’offre dans les campagnes.

Réformes laitières – Alors que les avants restent plébiscités faute d’offre suffisante sur le marché, certaines pièces arrière peinent toujours à trouver preneur (filet, côte de bœuf, faux-filet). La dynamique commerciale est apportée par la concurrence que se livrent les abatteurs pour assurer l’approvisionnement de leurs unités de transformation. Alors que les volumes sont limités dans les campagnes, les acheteurs sillonnent les campagnes renforçant ainsi la tendance haussière observée depuis le début de l’année dans les vaches Prim’Holsteins, Normandes, Abondances ou Montbéliardes. La tendance est également positive dans les taureaux. 

Jeunes bovins – Les engraisseurs de tous les pays sont fortement impactés par la hausse du prix des céréales et des tourteaux, mais le relèvement constant des prix permet un certain équilibre. Le niveau de la demande reste supérieur aux disponibilités sur un marché européen toujours dynamique. Les tarifs sont fermes dans l’ensemble des Charolais, Limousins ou Blonds d’Aquitaine export. La demande est également plus ferme dans la marchandise de coupe (R et O) dont les avants partent vers le haché.

Avis d’expert :

Bovins races allaitantes : Les tarifs devraient peu évoluer dans les femelles de qualité bouchère, mais la modestie sera favorable à un relèvement des prix dans les Charolaises et les allaitantes de second choix.

Bovins races laitières : le manque d’offre restera très favorable à la progression des prix.

Jeunes bovins : La concurrence entre les grands groupes pour trouver de la marchandise restera très favorable aux éleveurs.      

 

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