Bovin de boucherie : analyse commerciale sem 01-2021

Commerce régulier pour cette reprise

Bovins races allaitantes : Sur les marchés, l’offre est peu garnie avec une remise en marche des entreprises fermée pendant les fêtes. Les besoins de réapprovisionnement sont présents, mais le commerce des pièces nobles sera de nouveau un souci quand elles ne passeront pas par les professionnels de la boucherie. Le commerce est assez régulier pour cette rentrée avec des tarifs qui se maintiennent pour les femelles haut de gamme, les Aubracs, les Parthenaises, les bonnes femelles Blondes d’Aquitaine ou les Limousines, de qualité bouchère.  Les transactions sont un peu plus régulières dans les Charolaises et les allaitantes de choix secondaire avec des tarifs qui se maintiennent et un tri moins sévère sur la finition et l’âge des animaux. Le bétail d’entrée de gamme (O) est stable.

Réformes laitières – Les sorties sont en accord avec les besoins exprimés pour ce début d’année. L’activité est assez régulière du côté des viandes hachées et des produits transformés, mais le problème des pièces nobles va rapidement revenir sur le devant de la scène faute de vente vers la restauration. Les tarifs sont stables dans les vaches Frisonnes, Normandes ou Montbéliardes correctement finies. Les animaux maigres et en manque de viande demeurent faiblement valorisés.

Jeunes bovins – La demande intérieure est en repli faute de débouché vers la RHF et les marchés export sont peu dynamiques.  Le commerce est calme, mais il n’y a plus de retard ce qui permet un maintien des prix dans les Charolais, Limousins ou Blonds d’Aquitaine. Cette production tend de plus en plus à être contractualisée, avec les industriels pour pérenniser leur approvisionnement, mais également pour rassurer les banquiers.

Avis d’expert :

Bovins races allaitantes : La demande en direct abattoir sera plus modeste mais les tarifs devraient se maintenir   

Bovins races laitières : les tarifs vont se maintenir, mais une tension n’est pas à exclure pour les semaines à venir.  

Jeunes bovins : La faiblesse de la demande ne sera pas favorable à une remontée des prix