Bovins boucherie - La demande est plus facilement couverte en laitières

Bovins de boucherie – Les conditions climatiques sont idéales pour les coupes d’ensilage ou d’enrubanné, mais également pour les implantations des cultures de printemps. Les éleveurs sont moins disponibles et surtout peu pressés de vendre leurs animaux face à la progression constante des prix. Les familles consomment toujours de la viande de façon régulière, mais elles ont réorienté leurs achats vers les produits les moins onéreux. La boucherie traditionnelle et les rayons à la coupe des GMS sont fortement touchés par le recul du pouvoir d’achat, notamment sur la fin du mois. Malgré une demande qui fléchit sur Paris et les grandes métropoles, les tarifs se maintiennent dans les bonnes femelles Blondes d’Aquitaine, Parthenaises, Limousines ou Charolaises U et E de conformation. Dans le domaine des Charolaises R et des allaitantes de second choix, l’offre peine toujours à satisfaire la demande avec des tarifs fermes.

Avis d’expert :

Bovins races allaitantes : Le recul de l’offre restera favorable aux allaitantes R alors que les bonnes femelles de qualité bouchère vont plafonner.   

Réformes laitières – Avec les travaux saisonniers, les disponibilités sont à la baisse. Les abatteurs sont obligés d’accorder de nouvelles plus-values pour couvrir leurs besoins avec une forte concurrence sur le terrain chez des producteurs laitiers qui profitent pleinement de cette embellie. Le commerce est actif dans l’ensemble des vaches Holsteins, Normandes ou Montbéliardes. Les taureaux suivent également cette tendance.

Avis d’expert :

Bovins races laitières : Les industriels vont devoir se battre pour approvisionner leurs ateliers de découpe, avec des tarifs qui seront très fermes dans les semaines à venir.  

Jeunes bovins – Ce n’est pas que la demande soit très forte, mais les disponibilités sur le marché européen restent étriquées, ce qui permet un commerce très fluide pour des tarifs en progression dans les Charolais, Limousins ou Blonds d’Aquitaine. Cette tendance haussière est également observée sur la marchandise de coupe destinée au marché français.

Avis d’expert :

Jeunes bovins : La progression des prix sera régulée par un équilibre offre/demande toujours déficitaire, mais qui devrait s’amoindrir sur la fin du semestre.   

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