Bovins maigres : Les bonnes femelles vaccinées restent recherchées.

[Bovins maigres : analyse commerciale sem 39-2021]

Bovins d’embouche et d’élevage – L’activité du bétail maigre suit de très près celle de la viande. Les tarifs se stabilisent malgré une demande qui reste soutenue dans les Charolaises, les Blondes d’Aquitaine ou Limousines lourdes et préparées pour un engraissement rapide. Faute de disponibilité, les acheteurs se rabattent sur le bétail entre deux souvent plus léger et qui va engendrer plus de frais d’engraissement. Le tri est en revanche plus sensible dans les animaux trop maigres à finir tardivement sur l’hiver.

Broutards – L’accroissement des coûts alimentaires pour l’engraissement des jeunes bovins (plus 150€/animal de moyenne sur un an) est un sérieux frein à la progression des prix des broutards. La modestie de l’offre et la remontée des cours de la viande en Italie permettent néanmoins d’offrir une rémunération convenable des animaux dont les coûts d’engraissement ont été amoindris par la profusion d’herbe dans de nombreuses régions.  L’offre saisonnière reste mesurée avec des animaux qui profitent encore de conditions d’herbages favorables. Le statut vaccinal reste un atout majeur pour trouver preneur, même si la possibilité d’exporter des animaux avec PCR sur l’Italie réduit les écarts de prix avec les animaux non-vaccinés. Ce sésame sert en revanche à atteindre d’autres pays comme l’Allemagne, l’Espagne ou Israël. 

La réalisation d’un bateau pour Israël a compensé une demande italienne qui bute sur les prix du maigre. Le commerce reste fluide sur les cadrans du centre que ce soit pour les Charolais ou les Limousins, mais les tarifs tendent à se stabiliser. Sur l’Ouest, la demande régionale est un peu plus ferme après les ensilages de maïs ce qui permet une bonne tenue des prix dans les bons broutards, mais la commercialisation se montre en revanche plus compliquée dans la moyenne marchandise non-vaccinée qui ne peut pas partir vers l’Espagne.  Dans les femelles, l’offre reste insuffisante pour la demande avec des tarifs qui restent très attractifs et souvent plus élevés que les mâles dans les Charolaises vaccinées du centre. 

Avis d’expert :

Bovins maigres +18 mois : La demande restera soutenue dans le bon maigre avec des tarifs qui resteront attractifs pour les éleveurs .      

Broutards : Le commerce restera facilité par la modestie de l’offre dans le centre, mais les tarifs ne devraient pas beaucoup évoluer.