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Samedi 04/07/2026
Bovins viande – Commerce atone.
Bovins de boucherie – L’activité commerciale s’adapte à une situation peu commune. La succession des coups de chaleur rend difficile la gestion des flux, alors que les volumes offerts sont faibles, notamment dans les réformes laitières. L’activité reprend sans restriction dans les mouvements d’animaux, mais la prudence est de mise avant un nouveau coup de chaleur annoncé. Dans le secteur allaitant, les sorties sont plus nombreuses avec des éleveurs qui déchargent des prairies grillées.
L’activité commerciale est très calme avec un très net repli de la demande pour Paris et les grandes métropoles pour le début des vacances. La boucherie traditionnelle et les rayons à la découpe dans les magasins ont enregistré de fortes baisses des ventes avec la canicule. Les animaux prêts à l’abattage sont repoussés, ce qui n’est pas sans conséquence sur les races les plus fragiles comme les Blanc-Bleu culardes. Cette situation engendre un plafonnement des prix dans le domaine des femelles Parthenaises, Blondes d’Aquitaine, Limousins ou Charolaises de qualité bouchère. Une nouvelle tension est ressentie sur les vaches R et d’entrée de gamme dont les arrières ne partent plus pour les barquettes dans les rayons libre-service des GMS. Les avants sont stockés pour le minerai de races à viande pour la production de burger dans les restaurants et de menus prémiums des fast-foods.
Réformes laitières – Le marché est dans un équilibre bas, face à une demande amoindrie de fin d’année scolaire, et impactée par la canicule. Les volumes sont également limités à cette période de l’année avec des éleveurs qui gardent leurs troupeaux sous surveillance. La stabilité des prix perdure pour l’ensemble des vaches Holsteins, Normandes ou Montbéliardes. La demande est moins soutenue dans les taureaux de réformes.
Jeunes bovins – Le marché reste sous tension, avec un commerce qui a été fortement impacté par le dôme de chaleur qui a recouvert toute l’Europe. Le commerce à l’export est atone, et le marché français est dans le même état. La tendance reste baissière. Chacun attend une reprise d’activité pour la saison estivale, mais sans savoir très bien où va se placer le curseur.
Avis d’expert :
Bovins de races à viande : La demande sera restreinte avec une tension sur les prix qui va se confirmer sur les Charolaises de milieux et d’entrée de gamme.
Bovins de races laitières : Les volumes resteront juste suffisants pour faire tourner leurs unités de production, mais les abatteurs maintiendront leurs prix.
Jeunes bovins : La stabilité des prix annoncée, devra attendre une reprise des ventes à l’export.


